En complément du chapitre Deux versions, deux films différents ?, nous vous proposons un texte inédit (non inclus dans le livre) : la description complète de Batman v Superman avec ses différences entre sa version cinéma et sa version Ultimate (allongée de près de trente minutes). À découvrir ci-dessous après un extrait du chapitre présent dans l’ouvrage.

(Par Thomas)
Batman v Superman sort le mercredi 23 mars 2016 en France et deux jours plus tard aux États-Unis. Avant même sa diffusion, trois signes sont alarmants. Premièrement, les traditionnelles « projections tests » aux États-Unis (test screening) n’ont pas eu de bons échos. Dans ces séances de diffusion privées, qui ont souvent lieu plusieurs mois avant la sortie d’un film, il n’y a pas de journalistes ou de critiques, uniquement des spectateurs « lambdas » (ce n’est pas péjoratif), qui donnent leur avis et remplissent des questionnaires. Le but est de remodeler des éléments de la fiction (montage, compréhension, tonalité…) pour satisfaire (et rassurer) les studios de production. Une pratique de plus en plus décriée dans l’industrie, tant elle accorde d’importance à ces premiers retours au lieu de laisser carte blanche au cinéaste. Deuxièmement, il n’y a pas de projection presse. On compte seulement une avant-première à New-York le dimanche 20 mars, et une autre à Londres le mardi 22 mars, avec Zack Snyder et le casting conviés dans ces chics évènements. Ainsi, ni les médias, ni les créateurs de contenus, ni les influenceurs ne peuvent donner leur avis en amont de la sortie publique. C’est occasionnel dans le milieu et rarement rassurant. Warner Bros. a conscience qu’un mauvais bouche-à-oreille pourrait entraîner des chutes drastiques des premières entrées. Troisième et dernier présage inquiétant : un mois avant de découvrir Batman v Superman au cinéma, il est annoncé qu’il bénéficiera d’une version longue « plus violente » d’environ trois heures pour le marché de la vidéo. Dévoiler si tôt cette information envoie un message : le film qui sera projeté en salles n’est pas vraiment celui qui était souhaité, il faudra lui donner une seconde chance s’il vous a déplu…
Avant d’entamer l’exercice critique le plus « juste » possible (chapitre suivant), rappelons grossièrement l’intrigue, en soulignant certaines différences représentatives entre la version cinéma et cette version longue, nommée Ultimate Cut – désormais considérée comme le montage de référence chez les fans (et pour les auteurs du présent livre). En retirant les huit minutes de générique de fin, la version cinéma dure environ 2 h 24 et la longue s’étale sur 2 h 55 à peu près, soit un peu plus de trente minutes supplémentaires. Des ajustements et des améliorations qui ne modifient pas intrinsèquement la structure narrative du film mais la fluidifient considérablement.
Résumé version cinéma (dans le livre)
Dans Batman v Superman, Luthor manipule aussi bien Superman que Batman (il connaît leur véritable identité) et sème le doute dans l’opinion publique. Son objectif est de faire plier un Dieu à sa volonté tout en se débarrassant du justicier de Gotham, usé après vingt années de croisade. Il les pousse à s’affronter, bien aidé par leurs différences idéologiques et des malentendus savamment orchestrés, qui génèrent une méfiance réciproque. Pour s’assurer de triompher, Luthor conçoit une monstrueuse créature, Doomsday. L’aide de Wonder Woman ne sera pas de trop pour la vaincre, même si l’homme d’acier succombe en le terrassant. Bruce Wayne retrouve foi et espère bâtir une équipe de super-héros. Il a également vu les bribes d’un futur dystopique cauchemardesque, dans lequel Superman règne en dictateur, qu’il va tâcher d’éviter.
La version longue améliore et dissocie plus efficacement deux arcs narratifs qui se rejoignent. Clark Kent investigue sur les nouveaux agissements de Batman (qui marque au fer rouge les criminels) et sur le rôle clef d’une survivante du Nairomi (pays fictif d’Afrique) où il était intervenu en tant que Superman pour sauver Lois Lane. Bruce Wayne cherche de son côté diverses données remontant à Luthor (un bateau contenant de la kryptonite, les vidéos des méta-humains…). Avec des scènes inédites ou allongées, l’Ultimate Cut permet de nettement mieux comprendre toutes les manigances fomentées par Luthor, là où la version cinéma était assez confuse sur ce sujet. Le côté journaliste de Clark est davantage mis en avant ainsi que l’accentuation de la radicalité récente de Batman. L’Ultimate Cut montre plus de violence dans les scènes d’action, qui durent aussi plus longtemps. Cette démarche, à dominante graphique, complète donc bien la construction plus solide de l’enquête des deux personnages, plaisir cosmétique bienvenu à côté de l’enrichissement thématique.
Description complète version longue (contenu inédit pour ce site)
Les deux versions s’ouvrent sur un élégant générique qui revient sur les origines tragiques de Batman : le meurtre des parents Wayne et le jeune Bruce chutant dans une crevasse remplie de chauve-souris. On l’apprendra plus tard, cela a lieu en 1981. En à peine cinq minutes, Zack Snyder rappelle aux spectateurs une scène familière mais nécessaire sans trop s’attarder sur l’enfance de Bruce, longuement rabâchée dans les précédentes adaptations. La séquence suivante a surpris d’emblée : elle situe son action à Metropolis, lorsque « l’humanité fait la connaissance de Superman ». En effet, le combat final entre Superman et Zod dans Man of Steel est cette fois montré à hauteur d’homme, notamment de Bruce Wayne (Ben Affleck), depuis les rues ravagées où l’on croise de nombreuses victimes (permettant ainsi à son réalisateur de « corriger » un reproche de son œuvre précédente qui ne montrait pas assez – selon certaines critiques – les dommages collatéraux).

La séquence, intense et impressionnante (qui n’est pas sans rappeler des images du 11 septembre), amorce la méfiance de Bruce pour le Kryptonien. Le milliardaire juge immédiatement l’alien comme responsable de la situation et la mort d’un de ses amis. Il sauve un de ses employés, Wallace (Scoot McNairy), qui perd l’usage de ses jambes dans la catastrophe. Un an et demi plus tard, « quelque part au milieu de l’océan Indien » sont trouvés des fragments de kryptonite. [À l’exception de quelques ajouts de plans, les deux versions sont globalement semblables.]


La première différence majeure survient juste après. Au Nairomi, Lois Lane (Amy Adams) rencontre le photographe Jimmy Olsen, qui remplace son collègue habituel, et tous deux vont interviewer le général Amajagh, chef de guerre terroriste local. L’entrevue se passe mal, Olsen est découvert : il s’agit en vérité d’un agent de la CIA, tué dans la foulée (c’est probablement la première erreur de Snyder qui a complètement modifié l’ADN d’Olsen). Les hommes de main mercenaires d’Amajagh se retournent contre les autres rebelles locaux. On le saura plus tard : il s’agit en réalité de personnes travaillant pour Lex Luthor. Prise en otage par Amajagh, Lois est sauvée par Superman (Henry Cavill) – on le comprendra à nouveau ultérieurement, toute la manœuvre est orchestrée dans l’ombre par Luthor et visait à confirmer l’identité réelle du justicier (Clark Kent étant en couple avec Lois Lane dans le civil ; pourquoi Superman irait sauver cette personne en particulier ?) et, surtout, à entacher son image publique en le rendant responsable de morts civiles lors de son intervention dans ce conflit.
[L’Ultimate Cut s’attarde plus longuement sur ces scènes au Nairomi, ajoutant une attaque de drones par la CIA et leur destruction par Superman, permettant ainsi de mieux comprendre, a posteriori, cet élément déclencheur du plan de Luthor. Une victime du village, Kahina Ziri, est interrogée par la Sénatrice Finch (Holly Hunter) dans le cadre d’une commission qui enquête sur les agissements de Superman.]

À Gotham City, deux officiers de police sont appelés pour enquêter sur des cris humains. Les agents découvrent des femmes emprisonnées et leur bourreau, Cesar Santos, déjà arrêté et menotté, marqué au fer rouge par le symbole de Batman. À Metropolis, Lois est dubitative en tenant la balle qu’elle a reçu au Nairomi et qui s’était logée dans son carnet. La version cinéma proposait d’abord cette séquence (suivi d’un bain entre elle et Clark) avant celle de Batman.

Dans la Batcave, Alfred (Jeremy Irons) échange avec son maître sur Cesar Santos, qui ne détenait pas d’informations capitales, contrairement au russe Anatoli Knyazev (Callan Mulvey) – alias KGBeast pour les férus de comics, dont l’itération ici n’a pas grand-chose à voir avec son homologue de papier. Knyazev dirige des trafics d’armes et d’êtres humains (dont les jeunes femmes trouvées la veille). Bruce enquête sur un mystérieux Portugais Blanc, possiblement détenteur d’une bombe radiologique et pense qu’Anatoli pourrait l’y mener. Alfred reproche à Bruce de marquer ses ennemis au fer rouge, ce à quoi le milliardaire lui répond qu’ils ont toujours été des criminels et que rien n’a changé. Son majordome dément : « des hommes tombent du ciel, des innocents meurent et tout cela rend les hommes bons cruels ».
Au siège de Lexcorp, Lex Luthor Jr. (Jesse Eisenberg) – Alexander de son vrai prénom – reçoit la sénatrice Finch et deux de ses collègues dont le sénateur Barrows. Luthor leur montre un morceau de kryptonite et sa puissance dévastatrice sur les êtres de Krypton (notamment sur le cadavre de Zod dans une vidéo). Le jeune homme requiert l’aide de Finch pour importer les fragments gigantesques découverts dans l’océan Indien afin de concevoir une arme de dissuasion massive et, de facto, de défense planétaire, arguant qu’il existe d’autres méta-humains sur Terre, des équivalents de Dieux. Finch semble peu réceptive mais Barrows accepte d’aider l’excentrique Luthor. Il accède ainsi à l’épave du vaisseau kryptonien et récupère la dépouille de Zod, permettant de prendre ses empreintes digitales.

Chez lui, Clark entend à la télé le témoignage de Kahina Ziri, victime au Nairomi, qui interroge sur la valeur des vies que décide de sauver Superman. Dans la version cinéma, cette séquence est placée avant la visite chez Lexcorp, et le contenu diffusé est complètement différent. Des journalistes expliquent que les criminels marqués au fer par le signal de Batman seront brutalisés voire tués en prison. Le justicier l’a appliqué sur un pédophile pour la première fois il y a peu et une seconde fois sur le trafiquant d’êtres humains arrêté la veille.
De son côté, Wallace, l’employé sauvé par Bruce Wayne, semble préparer une bombe artisanale chez lui et va taguer sur une statue de Superman « Faux Dieu », avant d’être arrêté.
Au Daily Planet, Perry White (Laurence Fishburne) somme Clark de couvrir le sport à Gotham City. Le journaliste en profite pour aller chez Kahina Ziri mais elle semble avoir quitté la ville… [Ce dernier segment est exclusif à la version longue – et dessine déjà l’investigation nécessaire à une meilleure compréhension de l’œuvre achevée.]

Dans un club de combat clandestin, Bruce Wayne pirate le smartphone de Knyazev. Au Daily Planet, Clark souhaite couvrir les « nouveaux » agissements de Batman (le marquage au fer) mais Perry refuse. Lois débarque avec les résultats du laboratoire à propos de la balle qui lui était destinée : elle n’existe pas sur le marché, il s’agit d’un prototype militaire inédit. La journaliste pense que « le gouvernement américain arme les rebelles tout en prétendant soutenir le gouvernement élu » et obtient un séjour à Washington pour enquêter.
Luthor reçoit Finch chez lui. La sénatrice bloque sa licence d’importation (des fragments de kryptonite), ce qui irrite le chef d’entreprise. Finch explique qu’elle a compris que Luthor veut concevoir une arme de destruction avec (et non de dissuasion) et refuse d’y participer.

Bruce se rend au mausolée de ses parents pour y déposer des fleurs. Un mystérieux liquide noir sort du caveau, puis une chauve-souris géante. Le milliardaire se réveille de ce rêve et avale des médicaments et de l’alcool. Il analyse les données piratées de Knyazev qui renvoient vers Luthor – ce dernier serait peut-être le Portugais Blanc ? Ça tombe bien, Bruce Wayne est convié chez Luthor pour une soirée. Il se prépare et observe le costume de Robin, tué par le Joker (Zack Snyder révèlera plus tard qu’il s’agissait de Dick Grayson en tant que jeune prodige – et non Jason Todd, le fameux Robin tué par le Joker dans les comics). Wayne se rend au gala en voiture et passe devant son ancien manoir brûlé. [Les deux versions du film sont globalement similaires pour ces scènes, ajoutant quelques bouts de dialogues supplémentaires ici et là.]

Quand Bruce débarque à la soirée, Clark demande à un confrère journaliste de qui il s’agit (on lui répond ironiquement qu’il doit débarquer dans ce monde pour ne pas savoir qui c’est, le spectateur peut légitimement se poser la même question, quel piètre journaliste !). Bruce s’infiltre au sous-sol pour pirater les données informatiques de Luthor. Il est remarqué par Clark et une jeune femme (dont l’identité restera longtemps mystérieuse, il s’agit de Diana Prince, alias Wonder Woman – Gal Gadot). Kent interroge ensuite Wayne sur les agissements de Batman. Le milliardaire lui répond que c’est hypocrite de la part du Daily Planet qui exulte pour « un extraterrestre qui pourrait détruire la planète s’il le voulait ». Ils sont interrompus par Luthor, fier d’avoir provoqué leur rencontre (Luthor connaît à ce stade la double identité des deux). Wayne retourne au sous-sol, suivi par Kent qui doit s’en aller pour intervenir en tant que Superman afin de sauver une personne d’un incendie au Mexique. De son côté, Diana a volé les données informatiques, laissant Bruce Wayne agacé et intrigué.

Plus tard, Clark regarde un débat télévisé qui questionne, entre autres, sur les agissements de Superman, qui « ne suit pas spécialement de règles ». Kent appelle ensuite sa mère. Lois continue son investigation sur le métal de la balle et Clark lit plusieurs articles sur les détenus de Gotham qui ont « la marque de Batman », synonyme de mort. « Nombreux criminels marqués au fer rouge » précise l’un d’entre eux. [Ce qui explique pourquoi la scène évoquée plus haut a été supprimée de la version longue.]

Wallace est libéré sous caution par Luthor, qui lui offre un nouveau fauteuil roulant (qui contient une bombe mais personne ne le sait à part Lex à ce moment-là). En échange, Luthor veut que Wallace témoigne contre Superman. Dans la prison de Gotham, Santos, le coupable arrêté et marqué par Batman, se fait tuer, sur ordre de Knyazev [scène encore une fois propre à la version longue].
À Washington, Lois interroge Calvin Swanwick (Harry Lennix) sur les armes expérimentales potentiellement fournies par le gouvernement. Le militaire (qui était au centre de Man of Steel et s’avèrera être le Limier Martien – au sein du SnyderVerse en tout cas, ajoutant un énième Dieu parmi les humains) la somme de ne pas imaginer un complot pour redorer l’image de Superman. Au Daily Planet, Perry sermonne Clark qui n’a pas écrit son article sur le sport, tandis que ce dernier juge plus pertinent de mettre en avant les agissements illégaux de Batman et estime que si la police n’agit pas, la presse doit le faire et être engagée.
Lors d’une réception dans un musée, Diana regarde une épée, avant d’être rejointe par Bruce, qui lui demande les données piratées de Luthor. Diana l’informe qu’elle les a déjà déposées dans la voiture de Wayne.
[Une nouvelle fois, à part quelques dialogues supplémentaires, il n’y a pas vraiment de contenus totalement nouveaux dans ces dernières séquences.]

Le fameux Knightmare arrive. Le cauchemar apocalyptique montrant une dystopie dans laquelle Superman règne en dictateur (la première véritable scène d’action du film – plus sanglante dans l’Ultimate Cut). Bruce se réveille de cette projection mentale, alpagué par Barry Allen/Flash (Ezra Miller), qui lui explique que Lois Lane est la clé et que Bruce avait raison à propos de « lui » et qu’il faut le craindre (Superman donc). Ces éléments trouveront un écho et des réponses plus concrètes, cinq ans plus tard, dans Zack Snyder’s Justice League.


Au Daily Planet, Clark reçoit des photos du corps de Santos (les clichés ont été envoyés par Luthor, qui continue de manipuler dans l’ombre Bruce et Clark car il connaît déjà leurs alter ego justiciers). Kent interroge une proche de Santos un peu plus tard [absent dans la version cinéma].

De son côté, Bruce décrypte les données de Luthor et découvre que le Portugais Blanc est un bateau qui transporte la kryptonite trouvée dans l’océan Indien. Alfred lui demande s’il va la voler pour la détruire, Bruce lui répond que non et évoque tacitement que ce sera pour affronter Superman, au grand désarroi d’Alfred qui estime que l’homme d’acier n’est pas un ennemi.
Plus tard, à bord de sa Batmobile, le Chevalier Noir poursuit le convoi qui transporte la kryptonite depuis le port. Il est stoppé par Superman qui l’avertit d’arrêter ses activités. Luthor récupère sa cargaison intacte mais Batman avait placé un mouchard sur le camion lui permettant de le localiser (pour venir voler la kryptonite plus tard).

La sénatrice Finch exige que Superman réponde de ses actes au Capitole pour lever le voile sur les événements du Nairomi. Clark rend visite à sa mère, à Smallville.
Kahina Ziri, à l’origine des premières accusations contre Superman, voit Knyazev devant chez elle, prend peur et avoue à Finch qu’elle n’a pas dit la vérité (ses parents sont en vie, Luthor l’a menacée et lui a dit quoi raconter). Elle sera tuée par Knyazev peu après.

Swanwick révèle à Lois Lane que ce qu’il s’est passé au Nairomi était un coup monté pour faire accuser Superman et que la balle provient de LexCorp. Lois prend conscience que c’est à cause d’elle que Superman est venue la sauver (peut-être qu’elle comprend que Luthor est au courant de la double identité de Clark, mais on ne le sait pas à ce stade). Elle prévient Perry White que Luthor « a organisé le désert », que c’était une « embuscade pour Superman ».

Superman se rend au Capitole pour répondre à la sénatrice Finch, qui a eu un échange tendu avec Luthor juste avant. Luthor s’absente de la Commission et peu après l’arrivée de Superman, le fauteuil de Wallace explose, causant de nombreuses victimes…

[Toutes ces séquences sont soit inédites, soit allongées, dans la version longue. Elles permettent de nettement mieux comprendre toutes les manigances orchestrées par Luthor depuis le début.]

Plus tard, Luthor découvre son labo vandalisé, la kryptonite volée par Batman – cela semble le réjouir. En utilisant les empreintes digitales de Zod, il ouvre une zone du vaisseau inédite, la chambre à genèse, dans laquelle il dépose le corps de Zod qu’il mélange avec son propre sang.
De son côté Bruce s’entraîne pour son futur combat face à Superman puis regarde un dossier méta-humains sur son ordinateur (provenant toujours des données de Luthor). Il découvre ainsi l’existence de Wonder Woman en… 1918.
Les médias s’interrogent sur la potentielle implication de Superman dans l’attentat du Capitole, Clark a disparu également (le Kryptonien s’est réfugié dans des montagnes enneigées et échange avec son défunt père). Des bombes sont retrouvées chez Wallace. Lois s’y rend mais découvre qu’il n’avait rien planifié, que c’était une manipulation de Luthor. [Plusieurs scènes sur ce sujet sont absentes de la version cinéma.]

Batman, revêtu d’une nouvelle armure inédite, allume son signal afin de faire venir Superman et l’affronter. Martha Kent et Lois Lane se font kidnapper par Luthor. Lex pousse Lois depuis le toit de LexCorp, attirant ainsi Superman qui la sauve. Quand l’homme d’acier confronte Luthor, ce dernier lui demande d’aller tuer Batman. Superman refuse mais Lex montre des photos de Martha Kent bâillonnée, obligeant ainsi « un Dieu à se soumettre à sa volonté ». Luthor explique son plan et sa volonté de montrer au reste du monde que même une divinité finit par faire le mal.
À Metropolis, l’épave du vaisseau kryptonien où Zod est en train d’être muté attire toute l’énergie électrique aux alentours. De quoi alarmer les habitants et les médias. Diana lit un mail de Bruce Wayne et découvre des vidéos d’autres méta-humains : Barry Allen (Flash), Arthur Curry (Aquaman) et Victor Stone (Cyborg).
L’affrontement (tant attendu ?) entre Batman et Superman intervient au bout de 2 h de la version longue et environ 1 h 40 de la version cinéma. Si le Chevalier Noir domine Superman après d’intenses combats, il refuse de le tuer quand ce dernier l’implore de sauver sa mère, Martha (le fameux « point Martha » dont on reparlera). Lois les rejoint, Superman retourne au vaisseau kryptonien et Batman part sauver Martha (dans une autre séquence d’action épique). Superman retrouve Luthor, qui est frustré d’avoir « perdu » et donne naissance à la créature Doomsday, « difformité kryptonienne ancestrale », alias le « Jugement dernier ».

Un autre combat dantesque s’engage. La bête géante prend rapidement le dessus. Superman emmène Doomsday dans l’espace et le Président des États-Unis ordonne le lancement d’un missile nucléaire pour tuer les deux. C’est un échec : Doomsday est encore plus puissant et Superman possiblement mort. Batman attire le monstre à Gotham, dans l’espoir de le rapprocher de la lance de kryptonite, seule arme pouvant le tuer. Superman se régénère grâce aux rayons du Soleil et Wonder Woman intervient pour sauver Batman. La trinité s’oppose à Doomsday. Ensemble, ils en viennent à bout, mais Superman y laisse la vie…

Luthor est arrêté dans le vaisseau kryptonien alors qu’il apprenait l’existence des Mother Boxes. Metropolis se réveille après une nuit tragique. L’armée et les citoyens rendent hommage à Superman (dans un cercueil vide) tandis que l’enterrement de Clark Kent a lieu à Smallville. Bruce et Diana discutent au loin. Wayne a retrouvé espoir et veut réunir les autres méta-humains. Batman rend visite à Luthor en prison et lui annonce son transfert à Arkham où il sera considéré comme fou. Sur la tombe de Clark, Lois jette une poignée de terre qui s’élève légèrement.

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La suite est à découvrir dans le livre Batman v Superman – Autopsie d’un blockbuster clivant ! Vous y découvrirez nos critiques (celle de Siegfried Würzt et la mienne), la réception du film (et l’impact sur la suite du DCEU), ses influences comics, différentes analyses autour des deux icônes super-héroïques, etc.
