Gotham – Saison 05E10 : I am Bane

Page récapitulative de la série Gotham.

[Histoire]
Plusieurs mois se sont écoulés dans Gotham et la situation change doucement.

Eduardo a été remis sur pied par Walker et Strange. Il est devenu Bane. Le mercenaire kidnappe James Gordon et Bruce Wayne.

Nygma a conçu un sous-marin pour partir avec le Pingouin même si la ville semble être de nouveau « respirable » (il y avait un niveau de toxicité critique) et l’armée y est revenue. Barbara devait quitter la ville avec eux mais est sur le point d’accoucher de son enfant avec Jim.

[Critique]
Après le catastrophique épisode précédent et avant les deux derniers de la série, ce dixième chapitre d’une saison 5 plutôt ratée relève-t-il le niveau ? Pas du tout, bien au contraire, hélas… Explications.

Des incohérences (ou des suspensions de crédulités dirons-nous…) parsèment l’épisode, le vautrant dans une histoire risible. Elle débute par une ellipse temporelle que le spectateur devine uniquement grâce au ventre de Barbara Kean (sur le point d’accoucher). Suivent l’armée qui débarque de nulle part, le problème de la toxicité dans l’air (sujet qui était tellement en retrait jusqu’ici et qui devient subitement primordial), le sous-marin dont on parle depuis pas mal de temps (mais sans avoir vu une once d’étape de sa création) est finalement tout propre et tout prêt — et on sait qu’il ne sera pas utilisé puisque la saison s’ouvrait sur le Pingouin et Nygma alliés avec la police lors d’un assaut qui n’a toujours pas eu lieu —, Bullock incapable de tirer dans un pneu à un mètre de lui, Alfred et Selina qui arrivent au commissariat pile au « bon » moment deux fois durant l’épisode (!), les motivations obscures de Walker (qui sont, in fine, une énième vengeance puisqu’elle est Nyssa Al Ghul, fille du célèbre pseudo-immortel)…

Bref, difficile d’accrocher tant plusieurs séquences sont risibles alors que le ton devrait être sérieux voire dramatique. Pire : tout le monde se devient un duo ridicule. Le Pingouin et Nygma en grossiers pitres pas très inquiétants, Lee et l’horripilante Barbara (le personnage le plus grotesque et inutile de toute la série — incompréhensible qu’il soit encore en vie durant tout ce temps) dans une séquence de gunfight en fauteuil roulant, Gordon et Bruce, les deux premiers rôles du show qui peinent toujours à convaincre par leur charisme et leur jeu limité, Selina et Alfred, qui font surtout de la figuration et, enfin, Walker et Bane, la première réduite à une facilité scénaristique faible et le second bien loin du personnage croqué dans les comics ou dans son incarnation au cinéma (dans The Dark Knight Rises) — même si l’on est proche de cette version (par le look, la gestuelle et la voix) mais sans l’imposante stature et magnétisme de l’antagoniste (et donc de Tom Hardy).

La fin apporte un peu d’intérêt malgré certaines choses prévisibles (les militaires pas gentils…) et d’autres surréalistes (l’évasion de Gordon et co). Il ne reste que deux épisodes pour boucler tous les arcs narratifs en cours (cf. critique de l’épisode précédent — autant dire que rien n’a vraiment bougé d’un iota et qu’on ne croit plus du tout en une conclusion épique digne de ce nom). L’avant-dernier sera diffusé le 18 avril, soit un peu moins d’un mois… Une diffusion étrange mais de toute façon on est guère impatient de vouloir voir la fin. Quelle tristesse, quel dommage.

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