Archives de catégorie : Review

Batman Ghosts of Gotham – Tome 03 : Le courage qui tue

Après un premier tome plutôt convaincant mais inégal et un second très décevant, place au troisième opus de Ghosts of Gotham, toujours sous la plume de Tom Taylor.

[Résumé de l’éditeur]
Pour faire régner la justice à Gotham City, Batman a toujours utilisé la peur comme une arme pour effrayer une engeance criminelle aussi lâche que superstitieuse. Mais que se passerait-il si les habitants étaient soudainement dépourvus de toute peur ? Cela conduirait-il à une ville sans inhibition, ou chaque individu laisse libre cours à ses pulsions les plus mortelles ? Ou est-ce que cette incapacité à gérer la terreur aurait des conséquences encore plus dramatiques ? Dépossédé de son arme la plus chère, Batman aura fort à faire pour tenir sa ville et élucider cette macabre affaire…

Pas besoin de détailler davantage le début de l’histoire, le résumé de l’éditeur suffit amplement.

[Critique]
On renoue avec « le meilleur » (même si c’est à nuancer) dans Le courage qui tue. Un récit endiablé en six chapitres, véritable course contre la montre ! Pour cause : il reste une poignée d’heures avant que Bruce/Batman soit mis en quarantaine après avoir contacté un virus. Cela dévoile légèrement la raison de l’étrange masque qui orne la couverture du livre (ultra efficace au demeurant) : Batman le porte afin de ne pas contaminer l’extérieur (il s’agit de l’illustration du dernier épisode initialement). Le responsable de ce virus et ses raisons sont malheureusement connus assez tôt dans la fiction…

En effet, un nouvel ennemi, Lion (Leo de son vrai prénom…) a vécu un traumatisme jeune à cause de Batman ; sans aucune surprise car c’est littéralement l’ouverture de la bande dessinée et il n’est guère surprenant de trouver quelques pages plus loin le même personnage adulte, particulièrement suspect, suivi par le Chevalier Noir qui le démasque bien vite. Néanmoins, ce n’est pas tout le propos de ce troisième opus de Ghosts of Gotham. L’enquête a beau s’avérer convenue et concluante, sa « résolution » (les guillemets sont importants) n’est pas aussi simple qu’il n’y paraît – il se pourrait même que Batman ait mal compris quelque chose à un moment ou un autre…

L’intérêt de l’histoire se trouve dans la réflexion, somme toute relative, de la peur et l’absence de celle-ci pour « libérer » les citoyens de leurs vies : ceux qui refusent de quitter leur travail, leur conjoint ou autres… mais surtout ceux qui ont peur de manifester contre le GCPD. Sans surprise, Jonathan Crane fait partie de l’intrigue mais pas dans son habituel rôle. Enfin, la responsabilité de l’homme chauve-souris est vaguement questionnée mais c’est le point faible de l’ouvrage : il manque une forme de remise en question plus prononcée des actions du justicier (même si on l’a déjà vu par le passé dans d’autres titres).

L’intervention de Superman, Lois Lane et quelques alliés habituels de Batman apportent un peu de fraîcheur à une investigation assez austère (beaucoup de morts) et un ajout qualitatif non négligeable. Pour l’anecdote, impossible de ne pas penser à Bat-Man : Second Knight (sortie le 3 juillet prochain) où l’on voit également Batman, l’Épouvantail, une toxine de peur et… Superman et Lois Lane ! Le parallèle s’arrête là mais il permet de suivre deux récits très vaguement similaires, avec un socle familier solide mais dans deux époques radicalement différentes.

En synthèse, Tom Taylor réussit à emmener son lectorat dans une série prenante, peu originale mais suffisamment bien écrite, et surtout dessinée, pour passer un bon moment. C’est, une fois de plus, la phrase de conclusion déjà prononcée : on est sur un divertissement « sympathique mais sans plus », ni oubliable dans l’immédiat ni révolutionnaire. Un comic mainstream simple et efficace. Il faut dire que les dessins de Mikel Janín aident grandement à l’apprécier. La parfaite homogénéité graphique de l’ensemble permet d’avoir un titre quasiment auto-contenu (on ne serait pas surpris qu’il soit réédité en récit complet en format Nomad dans quelques années – le premier tome de Ghosts of Gotham se prêtait bien aussi à cet exercice de récit indépendant). Car c’est aussi un point important : à ce stade, il n’y a pas vraiment de fil rouge de toute cette nouvelle série (Detective Comics en VO). À voir selon les perceptions de chacun si c’est une bonne chose ou moins bonne.

Janín s’occupe des dessins, de l’encrage et de la colorisation. Un artiste accompli qui lui permet d’avoir sa patte si singulière et appréciable (déjà à l’œuvre sur une bonne partie de Batman Rebirth). Des personnages et des visages reconnaissables et élégants, un découpage dynamique et lisible dans les scènes d’action. Il réinvente même presque la célèbre armure de The Dark Knight Returns dans une version allégée mais qui y fait indéniablement penser. C’est donc l’autre point fort du Courage qui tue : il est visuellement somptueux et sert un scénario globalement satisfaisant. Ce qui devrait permettre au lecteur de savoir s’il passe à l’achat ou non.

[À propos]
Publié chez Urban Comics le 5 juin 2026.
Contient : Detective Comics #1101-1106
Nombre de pages : 152

Scénario : Tom Taylor
Dessin, encrage et couleur : Mikel Janín
Encrage additionnel : Wayne Faucher, Norm Rapmund

Traduction : Thomas Davier
Lettrage : SCRIBGIT

Acheter sur amazon.frBatman Ghosts of Gotham – Tome 03 : Le courage qui tue (18,50 €)



Bat-Man – Second Knight

Après l’excellent Bat-Man – First Knight, le scénariste Dan Jurgens et le dessinateur Mike Perkins renouvellent leur version de Batman durant la Seconde Guerre Mondiale.

[Résumé de l’éditeur]
1940. Le fascisme marche à travers l’Europe et ne montre aucun signe de défaite et le spectre d’une Guerre mondiale plane, ouvrant une période de peur et de paranoïa pour les habitants de Gotham. Quelques mois après l’apparition de Bat-Man, un tueur se livre à une série de meurtres, tous mis en scène avec la carte de visite du tueur : un nœud coulant. Un tueur dont la maîtrise de la peur va plonger la ville dans le chaos… et attirer la venue d’une certaine Lois Lane à Gotham.

Pas besoin de détailler davantage le début de l’histoire, le résumé de l’éditeur suffit amplement.

[Critique]
On prend (presque) les mêmes et on recommence, avec les mêmes (nombreuses) qualités et les (rares) défauts. Dans Second Knight, malgré les débuts de la Seconde Guerre Mondiale, c’est l’héritage traumatique de la Première qui parcourt presque autant le récit. Pour cause, Gordon a servi dans les tranchées et l’utilisation du fameux gaz moutarde trouve un écho à Gotham. Une arme chimique ? Un gaz toxique ? Forcément, l’Épouvantail est l’ennemi parfait pour cette itération de l’époque !

À ses côtés, le mystérieux Bourreau, qui avait entamé la même démarche que Crane un peu plus tôt dans la ville, à savoir répandre la peur, mais avec des moyens différents : des meurtres particulièrement sordides et violents. Pour l’anecdote, difficile de ne pas retrouver une forme d’inspiration pour le look du Bourreau dans le Juge Masqué de Watchmen (le fameux Hooded Justice). Le duo terrorise Gotham City et Batman a bien du mal à s’en sortir. L’aide d’un autre justicier ne serait pas de trop (passez au paragraphe après le suivant pour ne pas trop lire quelques révélations et évitez les images tout en bas de la critique après celle de Batman qui frappe L’Épouvantail).

Sans surprise, la venue de Lois Lane à Gotham s’accompagne de celle de Clark Kent. Et donc de Superman. Introduire un autre surhomme si tôt dans l’univers créé par Jurgens et Perkins est un pari risqué. On n’a toujours pas Alfred, Robin ou la plupart des antagonistes et vilains (à l’exception de l’Épouvantail donc) mais on a déjà l’homme d’acier ! Ce n’est évidemment pas un reproche mais cela peut casser la forme de « réalisme » pulp/noir qui donnait à la fiction cette atmosphère si particulière, conférant au Bat-Man une approche terriblement humaine et artisanale. La conclusion de l’œuvre amènera d’ailleurs un excellent dialogue entre les deux super-héros à propos de leurs visions différentes de l’humain et la possibilité (ou non) d’arrêter la guerre (et Hitler) par Superman.

Dans le civil, Bruce Wayne poursuit sa romance avec Julie Madison, actrice renommée venue présenter un film à Gotham malgré la vague de crimes qui sévit. Ça tombe bien, Lois Lane est censée couvrir l’évènement mais va peut-être en profiter pour investiguer sur l’énigmatique Bat-Man ! Que de personnages, que d’enchaînements. En moins de 170 pages, Dan Jurgens réussit parfaitement son dosage narratif. L’ensemble est prenant, jamais ennuyant ni répétitif.

Il va peut-être même un peu trop vite parfois mais n’oublie pas de faire respirer ses protagonistes, et donc les laisser vivre, les caractériser (bien aidé en montrant Wayne aussi bien en civil qu’en costume – un élément souvent absent des dernières productions de l’industrie – c’est donc très agréable).

Si Bat-Man – Second Knight est particulièrement sombre voire austère, il n’en demeure pas moins (à l’instar de son prédécesseur) porteur d’une forme d’espoir malgré le contexte de guerre et des multiples tensions qui parsèment la bande dessinée. La certaine « légèreté » de Bruce aide grandement (on le qualifiait même de « solaire » dans le tome précédent) en ce sens, bien aidé des joutes verbales de Lois et Julie, qui contribuent donc à désamorcer la noirceur de l’ensemble (outre les traumatismes de la Première Guerre Mondiale, des crimes dans Gotham, des cadavres coupés en deux, on y voit aussi de la prostitution et quelques scènes cauchemardesques).

Une fois de plus, les talentueux Mike rendent la lecture aussi éprouvante que palpitante grâce à la direction artistique : Mike Perkins livre des dessins qui lorgnent vers la bande dessinée franco-belge réaliste et Mike Spicer les colorise brillamment pour ajouter une véritable identité chromatique (majoritairement nocturne) qui donne cette patte graphique si singulière. Un vrai régal ! On pourra toujours déplore quelques facilités narratives (une blessure extrême sur Bruce dont il se remet trop aisément par exemple) ou des éléments un peu survolés (le rôle du Rabbi Cohen, les conséquences ou interrogations sur certains évènements, etc.).

On espère un Third Knight prochainement tant Jurgens, Perkins et Spicer ont su créer une véritable nouveauté dans les comics Batman ! C’est la grande force du Chevalier Noir à travers les âges : on peut le moduler et déplacer à n’importe quelle époque en reprenant quelques éléments iconiques, l’évoluer dans un registre plus ou moins différent de celui auquel il est habitué et proposer ainsi quelques pépites inédites ! C’est le cas ici (Second Knight rejoint d’ailleurs les coups de cœur du site, comme son aîné) et l’on conseille grandement ces beaux ouvrages du Black Label.

[À propos]
Publié chez Urban Comics le 3 juillet 2026.
Contient : The Bat-Man: Second Knight #1-3
Nombre de pages : 168

Scénario : Dan Jurgens
Dessin & encrage : Mike Perkins
Couleur : Mike Spicer

Traduction : Jérôme Wicky
Lettrage : Éric Montésinos

Acheter sur amazon.frBat-Man – Second Knight (18,50 €)

Deadpool / Batman (et Batman / Deadpool)

C’est LE grand retour des crossover entre Marvel et DC ! Débutés en 1976, ces évènements entre les deux éditeurs de super-héros sont relativement rares (voir critique plus loin) et ceux de fin 2025 (Batman et Deadpool) puis 2026 (idem ainsi que d’autres comme Superman et Spider-Man !) signent des rencontres qui n’avaient plus vu le jour depuis 2003. En France, c’est Urban Comics qui a l’honneur de publier les ouvrages dédiés. D’abord dans un format souple en deux opus regroupés dans un coffret collector limité (février et mars 2025) puis dans un tome relié (bénéficiant de deux couvertures) prévu le 15 mai 2025. Au-delà de Batman et Deadpool, d’autres figures emblématiques de la Maison des Idées croisent la route de la Distinguée Concurrence. Découverte.

 

Les titres officiels sont « Marvel/DC : Deadpool/Batman » et « DC/Marvel : Batman/Deadpool ».
(D’où l’ordre très précis sur les couvertures : ci-dessus les deux des versions souples regroupés dans un coffret – celle à droite est reprise pour la version cartonnée intégrale,
ci-dessous, le visuel du coffret, des deux posters et la version alternative inédite pour la compilation intégrale cartonée)

 

[Résumé de l’éditeur – Tome 01 puis 02 puis intégrale]
Deadpool, le mercenaire provocateur le plus connu de l’univers Marvel, a été engagé pour un travail à Gotham City… mais le Chevalier Noir est sur place, peu enclin à ce que cet inconnu sème le trouble dans sa ville ! Katanas contre batarangs : le duel est lancé ! Découvrez également des team-ups aussi surprenants que réjouissants : Daredevil & Green Arrow, Captain America & Wonder Woman ou encore Krypto & Jeff le Requin Terrestre, et bien plus encore !

Quand l’Univers DC et l’Univers Marvel se rencontrent, le résultat ne peut être qu’explosif ! Batman et Deadpool affrontent un ennemi commun aux frontières du Multivers… Plus encore, découvrez des duos inédits : Constantine et le Docteur Strange, Nightwing et Wolverine, Harley Quinn et l’Incroyable Hulk, mais aussi Static et Ms. Marvel !

Le tout, piloté par les plus grands artistes de DC et Marvel : bref, le rêve de tous les fans de comics !

[Critique – Tome 01]
De prime abord, on est surpris de voir que c’est Deadpool qui va croiser Batman… Le Chevalier Noir n’aurait pas eu un intérêt plus singulier à faire équipe avec Iron Man (un autre milliardaire sans super-pouvoirs) ? Ou avec Captain America ? Spider-Man ? Quand on comprend que Deadpool est finalement le pendant du Joker, la magie opère (plus ou moins). Problème : dans Tapage Nocturne (le récit principal du premier fascicule), l’histoire est plutôt courte (25 pages seulement), bavarde (forcément avec Deadpool) et complètement anecdotique. L’alliance entre le Clown du Crime et le célèbre mercenaire ne fonctionne pas ; l’ennemi juré de Batman surexplique son plan (c’est pénible) et le dénouement de l’ensemble s’avère assez convenu…

L’auteur Zeb Wells se loupe et ne livre pas un titre d’anthologie qui fera date, malheureusement… Heureusement, Greg Capullo signe les dessins et permet de ne pas passer un moment trop désagréable, un divertissement graphique avant tout, vaguement honorable. On ne présente plus Capullo (on lui doit, chez DC et, entre autres, la série régulière Batman du début des années 2010 et Batman – Last Knight on Earth) mais on note qu’il avait déjà signé la rencontre avec Spawn il y a peu (bien plus réussite !).

Outre Deadpool et Batman, le numéro comprend d’autres mélanges improbables mais qui… ne sont pas annoncés sur le coffret en vente ! Le lecteur curieux qui n’est donc pas au courant au préalable peut donc s’attendre à un format long pour le titre (ce qui est faux) et, surtout, ignore qu’il va aussi lire d’autres histoires. Le pistolet et l’épée, met en scène Wonder Woman et Captain America (Chip Zdarsky écrit une jolie relation entre les deux mais là aussi trop courte – 8 pages), Attrape ! est sur Krypto et Jeff le requin (6 pages sans intérêt), Le rouge et le vert est plus alléchant, signé par Kevin Smith (!) et, surtout, Adam Kubert aux dessins et à l’encrage, et s’attarde sur Daredevil et Green Arrow (sur 8 pages), on en veut davantage, c’est très prometteur !

Rocket et son anneau tout neuf montre Rocket et son anneau de Green Lantern (2 pages), Frank Miller propose son Dark Knight avec Wolverine dans Collision (3 pages) et c’est affreux. Logo rentre en scène (3 pages) va-t-il affronter Thanos ? Pas grand chose d’autres à dire sur toutes ces mini histoires oubliables… Un format long serait vraiment mieux pour marquer le coup. Incompréhensible !

[Critique – Tome 02]
Seconde salve plus ou moins dans la même veine que la première… Cette fois, c’est Grant Morrison qui rédige l’histoire principale. Dans L’affaire du baiser cosmique, Deadpool casse le quatrième mur et s’allie avec Batman contre Cassandra Nova (provenant de l’univers des X-Men). L’auteur, déjà habitué à ce style atypique dans son excellent Animal Man, livre avec malice une aventure bavarde, amusante et sympathique, bien plus divertissante que la précédente (pas inoubliable pour autant, ça reste sympathique mais trop court – 27 pages – et, in fine, anecdotique). Les dessins de Dan Mora aident grandement à l’appréciation.

La rencontre des deux magiciens des deux univers est, elle aussi, assez décevante : John Constantine et Dr. Strange se retrouvent donc dans Tu connais celle du magicien qui change d’univers ?, rédigé par trois (!!!) auteurs habituels de DC : James Tynion IV, Joshua Williamson et Scott Snyder. Les sorciers y côtoient indirectement et brièvement Ghost Rider et Swamp Thing mais, une fois de plus, l’ensemble demeure « sympathique mais sans plus » et s’étale sur dix planches uniquement…

Plus intéressant en revanche, Les griffes et le bâton, mettent en scène Nightwing et Laura Kinney (Wolverine), signé Tom Taylor et Bruno Redondo (tous deux déjà à l’œuvre sur l’excellente série Nightwing Rebirth). Au détour de leur collaboration (un sauvetage où Killer Croc est impliqué comme ravisseur), on apprécie particulièrement les deux êtres qui portent à la fois un héritage impressionnant (l’un de Batman évidemment, l’autre du Wolverine originel – Logan). Cela est brillamment résumé en conclusion de la huitième page (oui c’est encore trop court) : « Ce n’est pas évident de suivre les pas d’un géant. Et peu de gens peuvent comprendre ce que ça fait d’être l’enfant du meilleur dans sa partie. » Le tout sublimé dans une parfaite pleine page (voir fin de cette chronique). Un super samedi pour Hulk et Harley ! est, comme son titre l’indique, l’historiette entre le célèbre géant vert et la muse du Joker (5 pages). Sans surprise c’est inintéressant, comme l’épisode suivant consacré à Mrs. Marvel et Static, Nouveaux lieux, nouveaux amis (5 pages aussi).

En somme, il y a un peu de mieux dans ce deuxième tome mais l’ensemble des deux est tellement inégal et frustrant qu’on n’a vraiment pas envie de conseiller à l’achat. On rêve d’une version longue entre Green Arrow et Daredevil ainsi que Nightwing et Laura/Wolverine ou d’une rencontre entre le Joker et Fatalis (uniquement en couverture par Lee Bermejo dans les bonus de fin). Hélas, c’est tout le problème de cette initiative : les histoires restent globalement convenues, pas de prise de risque, pas d’intrigue importante mieux étalée. Au lieu d’enchaîner les chapitres d’une poignée de pages, autant oser un vrai titre sur plusieurs dizaines de pages uniquement consacré au même binôme.

C’est ce qui s’était produit dans le passé sur les anciens crossovers parmi les plus mémorables comme Batman et Spider-Man (1995) ou encore Superman et Spider-Man (1976). Ce dernier sera d’ailleurs publié par Urban Comics dans son format Treasury (géant et souple) le 12 juin ainsi que la version 2026 de la rencontre entre l’homme d’acier et l’homme araignée dans la foulée le 26 juin.

Quant à Batman/Deadpool, l’éditeur a dégainé en février un coffret limité (13,90 €) contenant le premier fascicule ainsi qu’un poster (voir photo en haut de la critique) puis le second un mois plus tard à 7,90 €, soit 21,90 € au total. La version reliée (sortie le 15 mai) coûte un peu moins cher, 18,50 € en version standard, 20,50 € avec la couverture alternative. Pour ceux souhaitant passer à l’achat, on vous laisse juge de votre préférence de format, sachant qu’il n’y a « que » 3,40 € de différence au maximum.

[À propos]
Publié chez Urban Comics le 6 février 2026 (coffret avec premier fascicule) et le 13 mars 2026 (second numéro).
Puis publié en intégrale cartonnée le 15 mai 2026.
Contient : Marvel/DC: Deadpool/Batman #1 + DC/Marvel: Batman/Deadpool #1
Nombre de pages : 168

Scénario : collectif (voir critique pour les détails)
Dessin : collectif (voir critique pour les détails)
Encrage : collectif (voir critique pour les détails)
Couleur : collectif (voir critique pour les détails)

Traduction : Jérôme Wicky
Lettrage : MAKMA (Gaël Legeard)

Acheter sur amazon.fr :
Batman/Deadpool #1 [coffret avec premier numéro souple] (13,90 €)
Batman/Deadpool #2 [second numéro] (7,90 €)
Batman/Deadpool [intégrale] (18,50 €)
Batman/Deadpool [intégrale – couverture alternative] (20,50€)