Archives de catégorie : Batman

Batman – Tome 5 : L’An Zéro (2ème partie)

Le cinquième tome de la série Batman sortira courant 2015, certainement au printemps. Il fait suite au tome quatre qui proposait la première partie de L’An Zéro. Pour l’instant, sa composition complète est inconnue mais elle aura au moins la deuxième et troisième partie de la saga, à savoir Cité des Ombres et Cité Sauvage.
Le chapitre #25 se répercutant dans d’autres séries, peut-être que certaines seront publiées également (voir les bonus en bas pour ce détail). Cet article propose dans un premier temps le résumé et la critique de Cité des Ombres puis dans un second temps celui de Cité Sauvage.

Comics Batman 03 L'An Zero 2

Batman – Tome 4 : L’an Zéro (1ère partie)
Contient : Cité Secrète (#21 à #24) + Batman #0
Batman – Tome 5 : L’An Zéro (2ème partie)
Contient : Cité des Ombres (#25-27 + #29) + Cité Sauvage (#30-33)

Zero Year Gordon Wayne Snyder#25 à #27 et #29 • Suite et fin de Cité des Ombres (Dark City)

[Histoire]
Le Sphinx plonge le pays dans un noir total, sans électricité et à l’approche d’une grosse tempête. Pendant ce black-out, à Gotham City, Batman réussit à échapper de la police grâce à sa Batmobile.

Après le meurtre du Dr Kelver, dont Pamela Isley (future Poison Ivy) était l’assistante, une nouvelle menace surgit : le Docteur LaMort. À l’allure squelettique et repoussante, l’homme-monstre souhaite tuer Bruce Wayne. Ce dernier rend visite à Lucius Fox

Zero Year Doctor Death[Critique]
Après d’excellents début (comme toujours chez Snyder), tout retombe immédiatement à plat. La faute à des ennemis improbables, des monstres qui viennent casser la structure réaliste imposée jusqu’ici, et à une sous-exploitation du Sphinx, dont le but est relativement confus. Garder en vie uniquement les citoyens de Gotham intelligents ? Donc en essayant de voir qui arrivera à se sortir de son tsunami ? Bizarre…

Ces quatre chapitres sont trop longs, un peu indigeste. Il y a toujours l’excellent travail de Greg Capullo bien sûr, et surtout du coloriste Fco Plascencia. L’association des deux rend hommage à l’âge d’or du Chevalier Noir (comme dans le chapitre précédent) ainsi qu’aux ouvrages de Frank Miller, comme le prouvent certaines images d’illustration de cet article.

Zero Year Dark KnightLe personnage de Gordon est finalement celui qui s’avère le plus intéressant, ses premières collaborations avec Batman sont ainsi dévoilées. Il y a un côté bancal dans cette structure : une rage insouciante de Bruce Wayne (est-elle vraiment crédible ?) face à un flic pas vraiment corrompu mais pas aussi intègre auquel on est habitué…

Ce milieu de récit fait comprendre que Gotham City aura droit à renaissance, celle-là même qui s’intitulera L’An Zéro. Ainsi, les premières planches de Secret City (avec le Dark Knight revenant dans sa ville à moto) deviennent plus compréhensibles mais hélas, l’ensemble n’est guère passionnant. Moins d’excitations, moins de surprises. Le parallèle avec l’enfance de Bruce Wayne reste bien écrit mais il est trop long et aurait pu être condensé de meilleure façon. Espérons que la suite, et fin, sera de meilleure augure !

Zero Year Gordon

#30 à #33 • Cité Sauvage (Savage City)

[Histoire]
Après le fameux black-out, Edward Nygma, alias Le Sphinx, a plongé Gotham City dans un No Man’s Land. En effet, les voies d’entrée et de sortie de la ville sont toutes contrôlées : les ponts exploseront si quelqu’un s’y approchent, les tunnels souterrains sont inondés, des ballons aériens diffuseront des produits chimiques mortels si des véhicules aériens traversent la zone. En plus de cela, il a utilisé les expériences du Dr Isley (la future Poison Ivy) pour faire pousser la flore sauvage dans la ville, dont il contrôle également les réseaux électrique à distance. Bref Gotham City est son terrain de jeu mortel, au sein duquel il règne en maître, ou plutôt en dictateur.

Nygma a requalifié d’année zéro le début de sa domination ; aucune règle n’est désormais valable à part : être intelligent ou mourir. C’est ce qu’il propose, littéralement, aux habitants en leur demandant de lui poser une énigme à laquelle il ne trouvera pas de réponses. Les rares participants meurent directement faute d’avoir réussi à piéger le maître incontesté des puzzles.

C’est dans ce nouvel environnement que se réveille Bruce Wayne, recueilli par le jeune Thomas. Évidemment, le milliardaire va renouer avec ses nouvelles habitudes, retrouvant son costume et voulant réveiller les foules en apportant un nouvel espoir et une résistance. Il va défier Nygma, soutenu par Alfred ainsi que ses nouveaux complices : le lieutenant Gordon et Lucius Fox. Mais avant de combattre Le Sphinx, il va falloir le trouver, caché dans l’immense Gotham City…

[Critique]

– CONCLUSION –

Ce tome est bancal : une première partie très moyenne et une seconde qui relève le niveau. Sur l’ensemble de l’œuvre (en incluant donc les tomes 4 et 5), ces nouvelles origines sont très efficaces malgré la faiblesse en milieu de parcours. On pourrait presque la supprimer et ainsi découvrir une récit rythmé et original faisant intervenir le Joker puis le Sphinx sous fond de création d’une icône dans Gotham City.

À l’inverse de ses précédents travaux, Scott Snyder réussit sa fin (même si c’était moins difficile pour le coup) et livre un travail sincèrement passionnant. Son compère Greg Capullo est toujours en grande forme et n’hésite pas à rendre hommage à Frank Miller et le coloriste Fco au Golden Age de Batman.

– BONUS –

Pendant le black-out orchestré par le Sphinx, plusieurs héros d’autres séries DC Comics sont touchés, de près ou de loin, à la situation. Étrangement, seule la série mère, Batman donc, évoque peu cette immense coupure d’électricité qui a lieu avant l’approche d’une tempête géante.

À noter aussi : un back-up du chapitre #25 avec Harper et Cullen, qu’on voit ici enfant, pendant que Gotham est plongé dans le noir. Ces deux personnages sont déjà apparus dans les autres histoires de Batman par le même tandem d’artistes : juste après La Nuit des Hiboux et après Le Deuil de la Famille.

Découvrez ci-dessous des résumés de ce qui se passe pour chaque autre protagoniste de l’univers Batman ou DC Comics.

Zero Year 25– Univers Batman –

Detective Comics #25 – L’An Zéro : Le Blues des lanceurs d’alerte + back-up : Jim Gordon dans : Eaux Troubles (Batman Saga #28)
James Gordon est jeté d’un pont par un de ses collègues corrompus. Flash-back : le policier, loin d’être commissaire, profitait de la coupure d’électricité à Gotham pour infiltrer un repère d’un homme qu’il suspecte d’être à la tête d’un gang : Romain Sionis, alias Black Mask.
Sympathique chapitre montrant toute la détermination de Gordon et les prémices de son associations avec Batman, ainsi que la création du Bat-Signal.
Le back-up met en scène Man-Bat.

Batgirl #25L’An Zéro : Un foyer (Batman Saga #28)
À l’approche de l’ouragan, la folie et la paranoïa gagnent les rues de Gotham : les citoyens pillent les magasins et l’humanité s’éteint petit à petit. Barbara Gordon doit survivre une nuit, avec son frère James Jr, le temps que son père revienne. Seulement leur maison risque d’être inondé, ils doivent donc gagner les hauteurs de la ville…
Un récit relativement prévisible et pas très passionnant, aux dessins plutôt laids qui plus est. C’est largement dispensable.

Nightwing #25 (Tome 5 : Dernier Envol)
Dick Grayson, adolescent et acrobate vedette du cirque Haly est quelque-peu hautain envers ses partenaires du même âge. Il décide d’aller au cinéma en ville et c’est pendant la projection du film que l’électricité sera coupé et qu’il devra faire face à une menace très « monstrueuse ».
Joli écho à sa série maître qui a su rester dans l’esprit de « Nightwing », notamment avec le Cirque Haly et les parents de Dick. À découvrir dans le tome 5 de la série.

Catwoman #25 (inédit — dans le tome 5 de la série)

Batwoman #25 (inédit — sans doute dans le tome 4 ou 5 de la série)

Batman Annual #2 (inédit)

Batwing #25 (inédit)

Birds of Prey #25 (inédit)

Red Hood and the Outlaws #25 (inédit)

– Univers DC –

The Flash #25 – La ligne de départ (Justice League Saga #10)
Barry Allen, tout juste sorti diplômé de l’école de police de Central City répond à l’appel d’urgence de Gotham. Il fait équipe avec Harvey Bullock et Spencer Thompson. Ils traquent des dealers de la nouvelle drogue Icare, prodiguant à ses victimes la sensation d’avoir de super-pouvoirs et les immole dans la foulée. Barry va rencontrer la journaliste Iris West lors de son enquête et découvrir une ville où la corruption règne en maître, ce dont le futur Flash n’a pas du tout l’habitude.
Un excellent chapitre, aussi bien pour les fans du coureur que du Dark Knight. Il s’ancre solidement dans L’An Zéro !

Green Arrow #25 – Fils Prodigue + back-up : Nouveaux Tours (Justice League Saga #10 et Green Arrow – Tome 2 : La Guerre des Outsiders)
Oliver Queen est à peine revenu chez lui, à Seattle, après les années passées sur son île; qu’il apprend que Moira, sa mère, est à Gotham. L’archer endosse pour la première fois sa capuche pour secourir sa génitrice. Il verra pour la première fois Batman, mais aussi Diggle, son futur coéquipier.
Tout comme Flash, le récit de Green Arrow s’intègre parfaitement dans l’histoire originelle tout en conservant son style unique et la continuité avec sa propre série.
La fin du back-up met en scène Roy Harper, futur Arsenal qui fera équipe avec Red Hood et qu’on a pu croiser dans Batman Saga #18 et #19 pendant Le Deuil de La Famille.

Green Lantern Corps #25 (Green Lantern Saga #27)

Action Comics #25 (Superman Saga #8)

[À propos]
Ces quatre chapitres seront normalement publiés dans Batman Saga #27 à #31 (août à décembre 2014).
Publications originales dans Batman #25 à #29 (novembre à mars 2014).

Year Zero Miller

La Cible de Deadshot

Trois histoires composent cette bande dessinée : quatre chapitres de 1988 regroupant le récit complet La Cible de Deadshot, puis deux courtes histoires d’un chapitre chacune, plus contemporaines, Lâches et Superstitieux (2007) et Contrôle (2009).

la cible de deadshot[Histoires]

La Cible de Deadshot
Qui est Floyd Lawton, alias le terrible Deadshot ?
Alors que ce tueur à gages accepte une nouvelle mission, sa thérapeute cherche à découvrir son passé et à trouver une éventuelle voie de guérison.
Mais quand le fils de Lawton est kidnappé, c’est un véritable massacre qui s’opère pour chaque personne se dressant sur son chemin. En remontant la piste du ravisseur, lui aussi va devoir affronter son passé…

deadshot ostrander

Lâches et Superstitieux
Un mafieux accepte de témoigner contre un homme politique influent. Ce dernier engage Deadshot afin de liquider cet embarrassant témoin mais Batman ne l’entend pas de cette oreille. S’engage alors un jeu psychologique entre les deux hommes…

Contrôle
Floyd se confie à un ami : ses envies de meurtres constantes, son obsession pour la mort, sa fascination pour la violence… Il fait également le ménage dans un squat, son ancienne demeure, à sa manière.

la cible de deadshot batman

[Critique]
Ennemi du Dark Knight peu connu (à ne pas confondre avec Deathstroke), ce Deadshot fait froid dans le dos. Le premier récit est noir, très très noir. On y évoque la pédophilie, un enfant est tué, chaque personne croisant Deadshot devient un cadavre, pas de bla bla, que des morts. L’assassin professionnel est sans pitié, sans remords. En cela il procure bien plus de peur que des ennemis plus emblématiques, même le Joker peut faire pâle figure à côté par exemple. Tout est poussé à l’extrême, pour l’époque c’est assez surprenant. Les quatre couvertures originales précisaient d’ailleurs, à raison : les BD DC Comics ne sont pas juste pour les enfants !

Deadshot n’a pas peur de sa propre mort, bien au contraire, il n’a aucune raison concrète de vivre et se moque de la vie autant que de ses actes. L’histoire s’avère donc très noire, les dialogues oscillent entre le très bon (les conversations thérapeutiques, la nécessité de guérir, le bien, le mal) et le moins bon (les échanges plutôt clichés entre les ennemis de Deadshot). À noter que Batman n’apparaît pas dans cette histoire mais dans les deux suivantes.

deadshot batman

Ce principal récit (La Cible de Deadshot) a plutôt mal vieilli graphiquement. Les dessins à l’aspect vintage peuvent rebuter, mais c’est surtout le côté kitch qui est à déplorer : le costume tout d’abord, plutôt ridicule, ainsi que ses armes aux poignets, mais aussi les couleurs, trop vives, et certains visages, mal encrés (à l’instar de certains passages dans la saga Knightfall). Comme cette partie compose le plus gros du volume, la couverture peut paraître quelque peu faussée car elle dévoile un héros plus moderne. Heureusement c’est chose fait dans les deux autres petites histoires qui sont tout bonnement excellentes, surtout Lâches et Superstitueux. Batman y apparaît enfin et ses échanges avec Deadshot sont un délice. Un duel s’engage : de la manipulation et une bataille d’ego aussi. En effet, à sa manière Deadshot se sent lui aussi justicier et souhaite être plus populaire que Batman. On comprendra dans le dernier récit, Contrôle, un peu plus ses motivations et, surtout, son effroyable psyché, digne d’un thriller. Celui-ci est d’ailleurs scénarisé par le même auteur, John Ostrander, qui a signé les origines du héros dans La Cible de Deadshot. Deadshot intégrera par la suite le sinistre Escadron Suicide (Suicide Squad) mais ceci n’est pas conté ici.

batman deadshot

Ce nouveau tome de la collection DC Nemesis (Les plus grandes menaces de l’univers DC) d’Urban Comics est une excellente découverte. La noirceur totale de la première histoire glace le sang même si ses planches vintages la déservent. Les deux chapitres clôturant l’ouvrage sont des réussites à la fois scénaristique et graphique. Le volume s’ouvre et se ferme sur des propos de Robert Greenberger, le responsable éditorial de l’époque.

Il reste encore un peu de temps pour tenter de gagner trois exemplaires de ce one-shot, rendez-vous sur cet article pour plus de détails !

la cible de deadshot 1988

[À propos]
Publié en France chez Urban Comics le 4 avril 2014.

La Cible de Deadshot
Scénario : John Ostrander & Kim Yale
Dessin & encrage : Luke McDonnell
Couleur : Julianna Ferriter
Première publication originale dans Deadshot #1-4 en 1988.
Titre des chapitres :
1. Ne mourir qu’une fois (Beginnings)
2. La souffrance d’un enfant (Search)
3. Victimes (Secrets)
4. À cheval sur une tombe (Homecoming)

Lâches et Superstitieux
Scénario : Christos N. Gage
Dessin : Phil Winslade
Couleur : Mike Atiyeh
Première publication originale dans Legends of the Dark Knight #214 en mars 2007.

Contrôle

Scénario : John Ostrander
Dessin : Jim Calafiore
Couleur : Jason Wright
Première publication originale dans Secret Six #15 en 2009.

Lettrage : Christophe Semal & Laurence Hingray (studio Myrtille)
Traduction : Jean-Marc Lainé

deadshot batman laches superstitieux

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floyd lawton deadshot

Batman #18-20 – L’après Deuil de la Famille

Après l’évènement Le Deuil de la Famille, la fameuse Bat-Family devenait « brisée », comme le souhaitait le Joker. C’est le cas pour Nightwing, comme on peut le constater dans le troisième tome de sa série : Hécatombe.
Qu’en est-il de Batman ? Comment ressent-il cet après Deuil de la Famille ? Pas vraiment le temps pour lui de s’en remettre car son fils, Damian Wayne, meurt peu après (à lire dans Batman Saga Hors-Série #3 et dans le Grant Morrison présente Batman #8, sorti en mai). Avant d’entamer son Zero Year, voici ce qu’a concocté Scott Snyder pour Batman, dans les chapitres 18, 19 et 20 (à noter que le deuil de son fils est visible dans d’autres séries, comme Batman & Robin, etc.).

batman 18 deuilBatman #18 : Résiste [Publié dans Batman Saga #20]
Harper et Cullen (aperçus juste après la fin de La Nuit des Hiboux, dans Batman #12 : L’esprit dans la machine) rendent visite à leur père, à la prison Blackgate. Peu après Harper suit Batman et s’inquiète énormément pour lui, elle constate qu’il use d’une violence inouïe, peu habituelle et à la fois de jour comme de nuit. Elle décide de le rencontrer…

La sœur et le frère mi-punk, mi-justiciers, sont de nouveaux personnages qu’il est agréable de recroiser. Ils donnent également une place de choix à la ville, comme dans chaque histoire de Snyder. Ici, c’est évidemment le deuil qui est abordé. Le deuil d’un père envers son fils, d’un justicier envers son collègue, mais pas du « deuil de la famille » concoctée par le Joker.

batman homme de nul partBatman #19-20 : Homme de nulle part (1ère et 2ème partie) [Publié dans Batman Saga #21]
Un homme prend en otage une jeune femme et la ceinture de dynamites. Gordon arrive sur les lieux et découvre avec stupéfaction qu’il s’agit de… Bruce Wayne !
Batman enquête sur cet imposteur et découvre rapidement qui se cache derrière ce mystère. Par ailleurs il n’est pas prêt à faire le deuil de son fils…

Cette histoire se voulait être surprenante (elle a été publiée dans le cadre du mois « WTF ?! » aux États-Unis, à savoir « what the fuck ?! / c’est quoi ce truc ?« ) mais c’est complètement raté. Les dessins de Capullo sauvent un peu la mise mais rien de très intéressant se passe. Alfred fait référence au Joker mais il est coupé directement par son maître qui lui interdit de mentionner le sujet. À noter également, une référence de Gordon à l’An Zéro, début de son amitié avec Bruce Wayne. La dernière planche s’avère particulièrement émouvante.

batman superman deuilBatman #19-20 (back-up) : Feux Follets (1ère et 2ème partie) [Publié dans Batman Saga #22]
Superman vient voir Batman pour épauler son ami dans sa douloureuse perte. Les deux se retrouvent coincé dans un entrepôt face à… un spectre.

Incantations magiques et fantôme contre Superman et Batman. C’est ridicule et sans utilité. Les petites mentions sur la force et la nécessité de l’amitié sont bienvenues mais très clichés…

>> Nous avons donc trois chapitres qui s’inscrivent dans la logique du deuil, mais nullement celui orchestré par le Joker peu avant. Tout est centré sur la mort de Damian, ce qui se comprend et se justifie amplement. Il faut donc se tourner vers les alliés de Batman pour savoir précisément si le plan du Clown du Crime a fonctionné: Robin, Nightwing, Batgirl, Red Hood et Red Robin.

Robin étant mort, impossible de savoir si pour lui il y a eu une fissure psychologique envers son mentor juste après les évènements survenus dans Le Deuil de la Famille. Nightwing a quant à lui bien éprouvé une blessure intense, on le constate dans Hécatombe. Pour les trois autres, ce sera dans un prochain article.

Après ces chapitres, Snyder a lancé un immense arc en douze numéros (L’An Zéro), seul le chapitre #28 n’en fait pas partie (on y retrouvera à nouveau Harper) et il faudra attendre le chapitre #34 pour revenir dans le présent, et par conséquent voir si la folie du Joker a modifié quelque-chose d’autre…

Pour l’instant, il y a toujours ce sentiment de pétard mouillé pendant la lecture du Deuil de la Famille, sauf si Morrison avait prévenu Snyder et que la fin des deux récits concordent et le titre a alors un double sens ; mais cela paraîtrait étrange car trop indirect dans les deux séries. Cela relève surtout d’une hasardeuse coïncidence qui peut servir d’excuse…