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Batman Metal

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Mis à jour septembre 2020 : la série en trois tomes Batman Metal est devenu une véritable « saga » avec plusieurs suites et séries annexes. Guide de lecture des différents comics qui sont reliés à tout ça.

Cliquez sur les couvertures accéder aux critiques.

Partie I – Batman Metal : « là où tout commence »
(3 tomes)

Batman Metal La Forge Tome 1  Batman Metal Les Chevaliers Noirs Tome 2  

[Résumé de l’éditeur]
Enquêtant sur l’existence et les propriétés de différents métaux disséminés à travers la planète depuis des millénaires, Batman découvre un portail ouvrant sur un anti-multivers ; des dimensions parallèles où l’Histoire a déraillé et où des Chevaliers Noirs terrifiants ont supprimé les membres de la Ligue de Justice. Aujourd’hui, ces derniers décident d’envahir notre dimension.

La série initiale est étalée sur trois volumes qui comprennent différentes mini-séries ou chapitres annexes indépendants. On y découvre le « métal N », le « multivers Noir » (Dark Multiverse en VO) et le fameux « Batman Qui Rit » (un mix de l’homme chauve-souris et du Joker). Des concepts complexes et un ensemble parfois indigeste malgré une certaine originalité. On retient surtout le second tome, présentant « les chevaliers noirs » (les Dark Nights), créatures cauchemardesques nées de fusions chaque fois entre un Batman et un autre super-héros ou antagonistes (Flash, Doomsday, Aquaman…), tous œuvrant pour « le Mal ».

En résulte une histoire très inégale, à la conclusion facile et rapide. On apprécie certains passages, plutôt épiques ou singuliers, on en oublie d’autres (les « explications » confuses et improbables par exemple).

Batman Metal s’achève plus ou moins sur un nouveau statu quo qui a permis de relancer des séries (Justice League – New Justice et Justice League Dark entre autres) et d’en créer de nouvelles (Le Batman Qui Rit et une foule d’épisodes indépendants qui forment en VO Year of the Villain — proposés en VF dans différents volumes pour plus de clarté, cf. plus bas).

Les fans de Batman uniquement peuvent s’attarder sur le deuxième tome pour l’originalité de ces nouveaux antagonistes.

Partie II – Les suites et séries dérivées
(3 volumes uniques et 1 série de 4 tomes)

   

Justice League – No Justice sert à la fois de seconde « conclusion » à Batman Metal, tout en ouvrant une nouvelle ère de séries dont la plus importante (dans le sens reliée à Metal) est New Justice (voir un peu plus loin). Si le comic est de bonne facture, très mainstream tant sur le fond que la forme, il reste un brin court, manque (lui aussi) d’une véritable fin épique et s’avère, in fine, plutôt dispensable. Néanmoins son accessibilité, sa légèreté et son humour tranchent radicalement avec la lourdeur observée dans Metal. Pour les fans et complétistes uniquement donc.

Le personnage du Batman Qui Rit bénéficie de deux tomes qui ne comportent pas de numéros tant ils sont plutôt indépendants l’un et l’autre. Le premier, sobrement intitulé Le Batman Qui Rit (sans autre titre donc que le nom de son anti-héros) montre ce qu’il advient de la créature cauchemardesque après la fin de Metal tout en offrant un nouveau terrain de jeu au vrai Batman. L’affrontement entre les deux voit l’apparition du Grim Knight, un Batman à nouveau issu du multivers Noir hyper violent et utilisant des armes à feu. On y retrouve aussi le fils de James Gordon dans ce qui peut s’apparenter à une sorte de suite à Sombre Reflet (les deux œuvres sont signés par le même binôme d’artistes : Scott Snyder à l’écriture et Jock aux dessins — en moyenne forme dans le cas présent cela dit).

Le Batman Qui Rit – Les Infectés se démarque de son prédécesseur : il s’agit avant tout d’une grande aventure de Batman et Superman, face à six héros infectés par le Batman Qui Rit (Shazam, Gordon…). La première partie est plaisante, la seconde un peu moins mais l’ensemble reste original dans l’exécution d’une trame narrative classique. Ce second volume peut se lire après les quatre tomes de New Justice.

On conseille donc plutôt les deux volumes du Batman Qui Rit, aussi bien pour les fans de Batman qui seront servis, que pour les lecteurs de l’évènement.

New Justice se situe également après la fin de Batman Metal et de No Justice. La série se déroule aussi en parallèle des Batman Qui Rit (surtout des Infectés).

Résumés et critiques à venir.

Partie III – Les conséquences et les events
(1 « mini-série » en 2 tomes et 1 série en 4 tomes)

Justice League – Doom War est la suite directe de New Justice. Pour plus de précision : les chapitres de cette série (nommée en réalité en VO Justice League (2018)) se situent dans ce volume (les #26 à #39) — on ignore où seront publiés les suivants (du #40 au #51 à date (août 2020)), sachant que la publication est toujours en cours aux États-Unis et que les chapitres #53 à #57 sont inclus dans l’évènement Death Metal (cf. bas de cette partie). On peut supposer que ces autres épisodes seront probablement dans New Justice – Tome 5, Batman – Death Metal ou une nouvelle série avec un titre différent. Doom War contient également différents épisodes de Year of the Villain.

Les évènements précédents ont convergé vers la supériorité absolue de Lex Luthor, dirigeant une Légion Fatale particulièrement dangereuse et déclarant une « année du crime » (Year of the Villain donc).

Le volume va bénéficier d’une seconde et dernière partie sous le titre Justice League – Doom War : L’épilogue qui, comme son nom l’indique, terminera cet event. Elle contiendra les quatre épisodes de Year of the villains : Hell Arisen et le sixième chapitre de Batman/Superman (les cinq premiers sont dans Le Batman Qui Rit – Les Infectés — là aussi on ignore où seront publiés les suivants, il y en a 11 actuellement mais n’ont plus de lien avec tout ça). Sortie prévue le 23 octobre.

Résumés et critiques à venir.


Depuis fin 2020, la série Batman – Death Metal prolonge (encore) la saga ! Constitué initialement de sept chapitres, de nombreux épisodes de séries annexes ont enrichit Death Metal, gonflant le nombre de volumes à quatre afin d’offrir enfin une « vraie » conclusion. Chaque tome est sorti dans une édition limitée variante.

Urban Comics a également proposé les sept chapitres de Death Metal dans un format inédit avec une couverture d’un groupe de métal pour un chapitre ! Un objet pour collectionneurs et fans qui a peu d’intérêt pour les lecteurs occasionnels (peu accessible et incomplète). On y retrouve des illustrations signées pour l’occasion autour Megadeth, Ghost, Lacuna Coil, Opeth, Sepultura, Dream Theater et Ozzy Osbourne.


 

Partie IV – L’exploration du multivers noir
(2 tomes « what if »)

 

Le Multivers Noir (d’où provient le Batman Qui Rit) est exploré dans ces volumes avec plein de « what if », c’est-à-dire « que se serait-il passé si ? ». Une façon inédite de revisiter certains pans mythiques de DC (les fameuses « crisis » notamment) tout en continuant d’enrichir la saga Metal — sans pour autant avoir un impact majeur sur celle-ci (comprendre sur les autres séries comme Death Metal) à priori.

Résumé du premier tome :
Et si Azrael avait refusé de rendre la cape du Chevalier Noir à Bruce Wayne ? Et si, après la mort de son mari, Lois Lane avait hérité de Superman ses pouvoirs pour faire régner la justice à sa place ? Et si les Black Lanterns avaient consommé la quasi-totalité de l’Univers lors de la Crise Blackest Night ? Et si, les plus grands événements de DC avaient eu une tournure différente dans un autre monde ? Bienvenue dans les univers dystopiques du Batman qui Rit.

Résumé du second tome :
Tempus Fuginaut, le voyageur des mondes, qui a la faculté d’être témoin des événements qui se déroulent sur toutes les planètes du Multivers, continue son observation des moments les plus sombres de la dimension du Batman Qui Rit. Ce Multivers Noir, où des instants fondateurs des autres réalités, comme le Flashpoint, la confrontation entre Batman et Silence ou encore la Crise des Terres Infinies, ont aussi pris des tournures plus tragiques les unes que les autres.

Partie V – Nouveau départ
(1 récit complet et d’autres optionnels)

DC Infinite Frontier explose les codes du multivers, connectant tout l’historique de DC Comics et ses fameuses crises. Le titre poursuit ainsi le travail de Grant Morrison sur Multiversity mais reprend également des éléments propres à Doomsday Clock par exemple et, bien sûr, à Batman Metal et Death Metal !

 

Batman Metal Logo

DC Univers Rebirth – Le Badge

Le Badge (The Button en VO) est un tome un peu particulier. Il rassemble les chapitres #21 et #22 des séries Batman et The Flash (sous l’ère Rebirth, second relaunch de DC Comics). Ces quatre épisodes font également suite à des éléments distillés dans plusieurs histoires publiées chez l’éditeur ces dernières décennies (principalement sur Le Bolide Écarlate, mais aussi des events de DC Comics, comme Flashpoint et DC Univers Rebirth, le tout planant dans l’ombre du gigantesque et culte Watchmen). Un très bon avant-propos éditorial récapitule tout cela avant de se lancer dans la lecture. Tour d’horizon.

dc-univers-rebirth-le-badge

[Introduction]
Guide de lecture • « Le Mystère de DC Rebirth se dévoile »
Texte entièrement reproduit depuis l’édition librairie d’Urban Comics ©

1. Le Tapis Cosmique | Flash la légende – Tome 01
Barry Allen est l’homme le plus rapide du monde. Il est le catalyseur de l’Univers Renaissance : quand il a tenté de sauver sa mère des griffes de son ennemi, Néga-Flash, il a modifié à jamais le cours de l’Histoire.

2. Flashpoint | Flashpoint
En utilisant le tapis, Barry remonte le temps afin d’empêcher le meurtre de sa mère, Nora, par son pire ennemi, le professeur Zoom, aussi appelé Néga-Flash. Ce faisant, il modifie le cours des évènements et créé un présent au bord de l’Apocalypse. Aidé par Thomas Wayne, le Batman de cette dimension baptisée « Flashpoint » *, qui assassine Zoom, Flash parvient à rétablir la continuité des évènements… sans remarquer que certains éléments ont été modifiés.

* Outre l’histoire de Flash (et de cet important chamboulement) narré dans le tome éponyme, on peut découvrir l’histoire de ce Batman particulier et original dans l’excellent one-shot Cité Brisée et autres histoires… Elle est également disponible dans les deuxième numéro du magazine Flashpoint publié en 2012.

3. Le Retour de Kid Flash | DC Univers Rebirth [mini-critique]
Wally West qui fut le partenaire de Barry Allen, pendant des années sous le pseudonyme de Kid Flash, a disparu suite au Flashpoint. Le monde entier, y compris sa femme, Linda, et Flash, l’a oublié. Lors d’une mystérieuse tempête, Wally parvient à s’extirper de ces limbes et à contacter Barry qui, se souvenant de lui, réussit à le ramener à la réalité. Wally affirme qu’une entité a enlevé dix années aux héros de la Terre, effaçant des souvenirs, des relations ou même des individus.

4. Le Pétase de Mercure | Flash Rebirth – Tome 02
Après ces retrouvailles, Flash perçoit un nouveau mouvement dans la Force Véloce et a une vision d’un objet qu’il ne reconnaît pas mais qui le remplit d’espoir : un pétase de Mercure. Un casque qui appartenait des années auparavant à Jay Garrick, le Flash des années 1940.

Batman Button Badge Comedien

5. Le Badge | Watchmen
La nuit du retour de Wally West, Batman (Bruce Wayne), le plus grand détective du monde, remarque un étrange objet dans un recoin de sa batcave : un badge « smiley » jaune taché de sang. Il s’agit du badge du Comédien, un justicier radical vivant dans une dimension parallèle, dans les évènements ont été altérés par le Dr Manhattan, un être surpuissant capable de modifier la réalité à l’envi.

6. La lettre de Thomas Wayne | Flashpoint
Dans la réalité du Flashpoint, Bruce Wayne a été abattu enfant, son père est alors devenu Batman pour le venger. Avant que cette temporalité soit effacée, Thomas a laissé une lettre à Flash afin qu’elle soit remise à Bruce, une fois la réalité restaurée. Wally West a pointé du doigt cette lettre lors de son retour.

7. Le Masque de Méduse | Batman Rebirth – Tome 03 [critique]
Roger Hayden, le Psycho-Pirate, est un super-vilain dont le Masque de Méduse lui permet de manipuler les émotions de ses adversaires. Batman a ramené le Psycho-Pirate de l’île de Santa Prisca afin d’aider son amie, Claire Clover, alias Gotham Girl. Le Psycho-Pirate est également le seul personnage qui se souvient des dimensions parallèles datant d’avant la première Crise de l’Univers DC (Crisis on Infinite Earths).

8. Johnny Thunder et Saturn Girl | DC Univers Rebirth [mini-critique]
Deux personnages semblent connaître certains secrets de l’univers de DC Rebirth. Le premier est Johnny Thunder, un métahumain retraité, qui faisait partie de la Société de Justice, la plus grande équipe de héros durant la Seconde Guerre mondiale. Il en a effacé le souvenir afin de les protéger des investigations de la Commission des activités anti-américaines, dans les années 1950. Le second est Saturn Girl, une jeune télépathe issue du XXXIème siècle, qui fait partie de la Légion des Super-Héros, une équipe d’adolescents à super-pouvoirs. Elle est actuellement enfermée à l’asile d’Arkham, mais il semblerait qu’elle soit au courant des évènements à venir.

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Le récit est également disponible en kiosque le 6 avril 2018 dans les magazines Batman Rebirth #11
et Justice League Rebirth #11 (couvertures de gauche), pour 5,90€ chacun.
Les deux bénéficient d’une édition collector limitée avec une couverture en noir et blanc, au prix de 9,90€ le magazine (couvertures de droite).
Liens pour les acheter tout en bas de cette critique.
Le recueil en librairie coûte, quant à lui, 14,50€ et sera en vente le 13 avril 2018 (couverture du haut de cet article).

[Histoire]
À Arkham, Saturn Girl regarde un match de hockey et se rappelle qu’un joueur va mourir. Batman visualise le même match, sachant (à priori) également ce qu’il va se dérouler. Le Chevalier Noir lance le badge qu’il avait retrouvé dans la Bat-Cave à côté du Masque de Méduse et le fantôme de son père, costumé également en Dark Knight (le « Batman » de la version Flashpoint) lui apparaît sporadiquement.

En attendant l’aide de Flash pour résoudre ce mystère, Bruce se fait agresser par Eobard Thawne, le professeur Zoom, alias Néga-Flash. Ce dernier avait justement été tué par Thomas Wayne dans l’univers Flashpoint.

Batman et Flash vont devoir voyager dans le temps pour résoudre l’énigme du badge et la mort de quelqu’un…

Batman Nega Flash  Nega Flash Batman

[Critique]
Premier chapitre (Batman #21) écrit par Tom King hyper efficace : un excellent rythme, un combat d’anthologie, des dessins incroyablement beaux et stylés (par Jason Fabok, qui les encre également), un découpage dynamique (qui rend hommage à Watchmen par ses cases type gaufrier — neuf par planche — et l’omniprésence du célèbre jaune des Gardiens — Brad Anderson est à la colorisation), un coup de théâtre final, bref c’est un sans faute !

Deuxième chapitre (The Flash #21) avec une autre équipe artistique, notamment Joshua Williamson à l’écriture, Howard Porter pour les dessins et Hi-Fi pour les couleurs. En résulte un style graphique différent mais extrêmement soigné à sa manière, dont les mouvements colorés de Flahs sont un pur régal visuel. Après l’action et la violence, place à la réflexion et à l’enquête. Des dialogues interminables entre les deux justiciers ont lieu, sans qu’on comprenne clairement tous les enjeux, faute à un certain jargon plus ou moins scientifique. Rien de très grave cependant. La plupart des connexions à d’autres comics mentionnées en introduction sont abordées à nouveau ici (DC Univers Rebirth, Flashpoint, Cité Brisée et autres histoires…, Flash Rebirth – Tome 02, etc.).

De façon anecdotique, on apprend aussi que le sang sur le badge (celui du Comédien de Watchmen) n’est pas recensé dans l’univers actuel. L’ensemble de cette histoire, un chouilla plus centré sur Flash a un côté « psychédélique » grâce aux couleurs vives causées par le voyage dans le temps (ou les univers) de Batman et du Bolide Écarlate. Ce qui donne lieu à une rencontre surréaliste (et fantasmée depuis des années par les fidèles lecteurs fans de Flashpoint) : le Batman de Flashpoint, donc Thomas Wayne, face à « notre » Batman, donc Bruce Wayne !

Flash The Button

Troisième chapitre (Batman #22) replongeant dans l’univers Flashpoint avec un flash-back de Thomas Wayne qui s’était recueilli dans son manoir, attendant les soldats d’Aquaman et Wonder Woman (les deux étaient alors en guerre avant de s’allier). On nous explique qu’il ne s’agissait pas d’un univers alternatif mais d’une histoire alternative et que le lieu est le même. Un brin confus quand même pour le lecteur, qu’il soit connaisseur des œuvres précitées et de l’univers DC (il a tout intérêt à l’être) ou simple néophyte (qui risque d’être totalement largué).

En résulte malgré tout de très beaux moments entre Bruce et Thomas, quand le fils annonce au paternel qu’il est grand-père par exemple, c’est émouvant, le temps d’une case mémorable. La relation entre les deux pourrait faire l’objet d’une série à part, tant il y aurait à proposer avec ce duo original ! Le costume croqué à l’origine par Eduardo Risso est respecté et permet d’identifier aisément quel Chevalier Noir parle ou agit.

Bruce Thomas Wayne Batman

Quatrième chapitre (The Flash #21) flamboyant et coloré ! Avec ce ton pastel unique qui dénote clairement avec la série Batman mais qui passe tout de même très bien. Ce petit manque de cohérence graphique n’est pas très important car les deux sont originaux et soignés.

La conclusion nous (re)présente Jay Garrick, le tout premier Flash (publié pour la première fois en janvier 1940 !) et évidemment un autre personnage célèbre du monde de DC Comics (pas vraiment une surprise de le voir mais assez jouissif quand même).

Un épilogue de deux planches, sans texte, clôt une partie de l’ouvrage avec une élégance rare (à priori lié à l’autre évènement DC « Superman Reborn », disponible dans les magazines Justice League Rebirth #10, #11 et #12 (mars, avril et mai 2018) et dans DC Univers Rebirth : Superman, en vente dès le 29 juin 2018).

Flash Batman Button

La « suite », la confrontation des héros de Watchmen avec ceux de DC Comics est à découvrir dans la série Doomsday Clock, écrite par Geoff Johns et dessinée par Gary Frank. Elle est actuellement en publication et se déroule sur douze chapitres prévus de novembre 2017 à juillet 2019. Superman sera opposé au Dr. Manhattan. Urban Comics propose les six premières pages (en noir et blanc) en exclusivité (The Road to Doomsday Clock). Il s’agit donc de la suite « officielle » de Watchmen (spoiler : le journal de Rorschach a bien été publié par la presse, Adrien Veidt (Ozymandias) a donc été démasqué et est activement recherché).

Que vaut donc Le Badge une fois la lecture terminée ? L’impression de lire un récit « important » dans l’histoire du DC Comics. Une histoire un peu courte qui fait surtout office d’introduction (à Doomsday Clock). Sur les graphismes, il n’y a rien à dire, comme évoqué les deux styles (de Jason Fabok et de Joshua Williamson) se conjuguent à merveille malgré leurs flagrantes différences. Le travail de colorisation est à salué également tant il apporte un plus non négligeable. Le livre comporte de magnifique doubles pages qui sont, une fois de plus, un régal pour les yeux. Par ailleurs, huit superbes couvertures alternatives concluent le tome.

Sur le scénario, le plus gros défaut du titre est son accessibilité. Un novice total de l’univers de DC n’y comprendra pas grand chose (niveau connexions avec les autres personnages et œuvres) et ne saisira aucune référence. Même les fans les plus aguerris auront bien besoin du récapitulatif en début d’ouvrage pour tout bien avoir en tête. Idéalement donc, il faut à minina connaître Flashpoint mais aussi son extension sur Batman, sans oublier Watchmen. Cela fait « beaucoup » pour séduire un nouveau lectorat. Mais ce n’est pas le but ici. L’idée est de proposer un vaste chantier éditorial et une prise de risque énorme dans le paysage des comics. Et à ce niveau là, le pari est gagné haut la main. Le fan de Watchmen et de Batman ne pourra qu’être conquis ! Coup de cœur 2018.

Bruce Wayne Flash

[À propos]
Publié en France le 13 avril 2018 chez Urban Comics.

Scénario : Tom King (Batman #21-22), Joshua Williamson (The Flash #21-22), Geoff Johns (Doomsday Clock)
Dessin : Jason Fabok (Batman #21-22), Howard Porter (The Flash #21-22), Gary Franck (Doomsday Clock)
Couleur : Brad Anderson (Batman #21-22), Hi-Fi (The Flash #21-22)

Traduction : Alex Nikolavitch, Jérôme Wicky, Ed Tourriol
Lettrage : Stephan Boschat (Studio MAKMA)

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DC Univers Rebirth – Le Badge
Batman Rebirth #11 : Batman / Flash – Le Badge (1/2)
Justice League Rebirth #11 : Batman / Flash – Le Badge (2/2)
Batman Rebirth #11 : Batman / Flash – Le Badge (1/2) • Édition collector limitée noir et blanc
Justice League Rebirth #11 : Batman / Flash – Le Badge (2/2) • Édition collector limitée noir et blanc

Batman Thomas Bruce Wayne

Guide de lecture minimaliste avant de découvrir Le Badge :
1. Watchmen
2. Flashpoint
3. Batman : Cité brisée et autres histoires…
ou version kiosque magazine en occasion : Flashpoint #2
4. DC Univers Rebirth (intégrale)
ou version kiosque magazine en occasion : DC Univers Rebirth #1

5. DC Univers Rebirth – Le Badge (13 avril 2018)
6. DC Univers Rebirth – Superman (29 juin 2018)
7. Doomsday Clock (premier tome au plus tôt fin 2018)

Batman Le Badge The Button Smile Smiley Watchmen

Quels comics de Justice League lire avant d’aller voir le film

Justice League Poster WB

Justice League, le nouveau long-métrage de Zack Snyder (300, Sucker Punch…), sort en salle le 15 novembre prochain. Encore un film de super-héros ? Oui, mais celui-ci est sans doute le plus intrigant car l’enjeu est multiple. Le studio de production Warner Bros (qui détient les droits d’adaptation de DC Comics, l’éditeur américain qui publie les aventures de Batman, Superman, Wonder Woman, Green Lantern, la Justice League, etc.) doit tout d’abord solidifier l’univers partagé de DC Comics au cinéma, appelé DCEU — pour DC Extended Universe. Après les échecs critiques (mais pas commerciaux) de Batman v Superman – l’Aube de la Justice et Suicide Squad en 2016, le film Wonder Woman a été l’un des succès surprise de cette année 2017 et a réconcilié le public avec le DCEU. Warner doit continuer sur cette belle lancée malgré les problématiques rencontrées durant le tournage de Justice League.

En effet, Zack Snyder s’est retiré du projet après un drame familial. Joss Whedon, réalisateur des deux volets d’Avengers chez la concurrence (Marvel) a finalisé le film en post-production. Enfin, il s’agit de la première incarnation sur grand écran de la mythique équipe de justiciers, composée ici de Batman, Wonder Woman, Flash, Cyborg et Aquaman (et sans doute Superman même s’il est absent du matériel promotionnel jusqu’à présent). Si les fans connaissent déjà les aventures papier de ces héros, le néophyte est sans doute perdu entre les nombreuses publications existantes. Petit guide exhaustif pour les curieux désirant découvrir les comics consacrés à Justice League.

Anthologie, volumes uniques et séries en plusieurs tomes

En France, c’est Urban Comics, la filiale spécialisée dans la bande dessinée américaine de Dargaud qui s’occupe de publier les ouvrages de DC Comics, et donc ceux sur la Justice League. Une porte d’entrée efficace est tout simplement le premier tome de la série Justice League sorti en 2012 : Aux origines. Issu d’un relaunch, un concept qui relance à zéro les séries, c’est le livre idéal pour découvrir simplement un récit moderne, pas forcément de très grande qualité narrative, mais relativement efficace et mainstream. Achevée en dix tomes et d’une qualité hétérogène, les plus impatients pourront se ruer la version limitée compilant les deux derniers volumes sous le titre La Guerre de Darkseid (sortie prévue le 22 novembre — couverture provisoire à droite ci-dessous). Un beau livre tiré à 2.500 exemplaires, contenant de nombreux bonus et, qui plus est, offrant une histoire complexe et fascinante, dans laquelle les justiciers sont des « Néo-Dieux ». La série se poursuit dans Justice League Rebirth – Tome 01: Les Machines du Chaos, vraie-fausse suite dont le premier volume est sorti en juin dernier mais qu’on déconseille fortement. En revanche, la série Justice League of America constitue un autre bon point de départ, reprenant les origines des héros. Début 2017, Urban Comics a proposé le premier tome (publié il y a 20 ans outre-Atlantique) et la série s’étale sur huit volumes au total (dont un numéro zéro).

Justice League Comics

Incontournable, Justice League Anthologie (en vente dès le 27 octobre) regroupe, comme son nom l’indique, des chapitres indépendants sur l’emblématique team parfois composée d’autres justiciers, moins connus du grand public, comme Green Lantern, Green Arrow, Le Limier Martien, Plastic Man, Hawkman, Black Canary, etc. Onze récits complets proposés par de prestigieux artistes. D’autres volumes uniques (one-shot) valent le coup et narrent une histoire avec un début, un milieu et une fin. Par exemple Justice, un indispensable sorti cet été ou encore La Tour de Babel, plus anecdotique dans sa partie graphique (assez grossière) mais qui met en avant la paranoïa de Batman au sein du groupe, à découvrir mais dispensable. Un autre récit culte est prévu pour 2018, toujours en un seul tome, La Nouvelle Frontière, du défunt Darwyn Cooke — à ne pas manquer dès sa sortie. Enfin, et c’est l’ouvrage le plus conseillé entre tous: Crise d’identité. Longue enquête pour découvrir qui se cache derrière la mort d’un des leurs (un personnage très secondaire de l’univers DC Comics), la Justice League souffre ici comme n’importe quel être en deuil. Malgré un nombre conséquent de protagonistes, l’œuvre, désormais culte, est parfaitement accessible et s’avère être, contre toute attente, un point d’entrée idéal elle aussi.

Les « crises » (crisis), une valeur sûre mais pas forcément accessible

Anthologie, volumes uniques et séries en plusieurs tomes
En France, c’est Urban Comics, la filiale spécialisée dans la bande dessinée américaine de Dargaud qui s’occupe de publier les ouvrages de DC Comics, et donc ceux sur la Justice League. Une porte d’entrée efficace est tout simplement le premier tome de la série Justice League sorti en 2012: Aux origines. Issu d’un relaunch, un concept qui relance à zéro les séries, c’est le livre idéal pour découvrir simplement un récit moderne, pas forcément de très grande qualité narrative, mais relativement efficace et mainstream. Achevée en dix tomes et d’une qualité hétérogène, les plus impatients pourront se ruer la version limitée compilant les deux derniers volumes sous le titre La Guerre de Darkseid (sortie prévue le 22 novembre — couverture provisoire à droite ci-dessous). Un beau livre tiré à 2.500 exemplaires, contenant de nombreux bonus et, qui plus est, offrant une histoire complexe et fascinante, dans laquelle les justiciers sont des « Néo-Dieux ». La série se poursuit dans Justice League Rebirth – Tome 01: Les Machines du Chaos, vraie-fausse suite dont le premier volume est sorti en juin dernier mais qu’on déconseille fortement. En revanche, la série Justice League of America constitue un autre bon point de départ, reprenant les origines des héros. Début 2017, Urban Comics a proposé le premier tome (publié il y a 20 ans outre-Atlantique) et la série s’étale sur huit volumes au total (dont un numéro zéro).
Incontournable, Justice League Anthologie (en vente dès le 27 octobre) regroupe, comme son nom l’indique, des chapitres indépendants sur l’emblématique team parfois composée d’autres justiciers, moins connus du grand public, comme Green Lantern, Green Arrow, Le Limier Martien, Plastic Man, Hawkman, Black Canary, etc. Onze récits complets proposés par de prestigieux artistes. D’autres volumes uniques (one-shot) valent le coup et narrent une histoire avec un début, un milieu et une fin. Par exemple Justice, un indispensable sorti cet été ou encore La Tour de Babel, plus anecdotique dans sa partie graphique (assez grossière) mais qui met en avant la paranoïa de Batman au sein du groupe, à découvrir mais dispensable. Un autre récit culte est prévu pour 2018, toujours en un seul tome, La Nouvelle Frontière, du défunt Darwyn Cooke — à ne pas manquer dès sa sortie. Enfin, et c’est l’ouvrage le plus conseillé entre tous: Crise d’identité. Longue enquête pour découvrir qui se cache derrière la mort d’un des leurs (un personnage très secondaire de l’univers DC Comics), la Justice League souffre ici comme n’importe quel être en deuil. Malgré un nombre conséquent de protagonistes, l’œuvre, désormais culte, est parfaitement accessible et s’avère être, contre toute attente, un point d’entrée idéal elle aussi.
Les « crises » (crisis), une valeur sûre mais pas forcément accessible

Impossible de parler Justice League sans évoquer les récits majeurs dans la mythologie de DC Comics associés au terme « crises » (crisis en anglais). Ainsi, en complément de Crise d’identité (Identity Crisis en VO), on se doit d’ajouter Crisis on Infinite Earth (et son prélude Crisis Compagnon), datant de 1985-86 et la série Infinite Crisis (en cinq tomes) publiée vingt ans plus tard. Au programme: la fin et la renaissance du multivers, c’est à dire des terres parallèles où d’autres super-héros comme Batman, Superman, etc. officient également ; ou bien leurs fameux doubles maléfiques, comme dans le one-shot Justice League – L’Autre Terre, original mais pas particulièrement aisé pour un novice. La saga Infinite Crisis ne l’est pas non plus (sans compter ses connexions avec d’autres séries diverses) et Crisis on Infinite Earth, bien qu’une valeur sûre et indémodable, est plus contraignante à découvrir en premier (c’est d’ailleurs pourquoi Urban Comics a choisi de proposer cette bande dessinée dans son catalogue assez tardivement — environ quatre ans et demi après leur création). Ces récits complexes se poursuivent dans la série 52 (le premier des quatre tomes vient tout juste d’être mis en vente). Des aventures conseillées mais pas pour débuter vu tout ce qu’il faut découvrir auparavant.

Comics Justice League

Les amoureux des elseworlds, les univers alternatifs, seront comblés par la grande saga Injustice (11 tomes) issue du jeu vidéo éponyme dans laquelle Superman est un dictateur et où le Chevalier Noir mène une résistance de la dernière chance. C’est d’ailleurs une scène aperçue dans Batman v Superman: l’Aube de la Justice à travers un cauchemar prémonitoire de Bruce Wayne (et c’est justement suite à cette vision que le milliardaire souhaite rassembler d’autres super-héros et qu’il perçoit Superman comme une menace — avant de comprendre que le réel danger vient d’ailleurs). Pour les férus de futur hypothétique, on ne peut que conseiller le tome unique Kingdom Come, petit bijou facile d’accès (malgré, une fois de plus, son nombre de personnages très élevé). Dans un genre similaire mais moins réussis, Futures End et Earth 2 satisferont peut-être les curieux.

Il y a donc une offre conséquente sur le marché, soignée et accessible. On récapitule les indispensables pour découvrir l’univers de Justice League en BD !

Séries: Justice League (10 tomes), Justice League of America (8 tomes), Injustice (11 tomes), Infinite Crisis (5 tomes).
Volumes uniques: Crise d’identité, Justice League Anthologie, Justice, Crisis on Infinite Earth, Kingdom Come.

Cet article a d’abord été publié sur Le Huffington Post le 14 octobre 2017 (il contient une erreur : la série Injustice est bien 11 tomes et non 10).

Mise à jour : Urban Comics a dévoilé la mise en vente d’un coffret découverte Justice League en comics pour le 27 octobre 2017. Il comprend cinq BD et coûte 49€.

Coffret Justice League Comics

Ce prestigieux coffret contient tout simplement les premiers tomes des séries Justice League, Batman, Wonder Woman, Flash et Aquaman de la période Renaissance (New 52). Un poster de Cyborg est normalement offert par votre libraire en cas d’achat.

Ce coffret vaut-il le coup ?

  • Pour découvrir la Justice League : non.
    Comme vu dans cet article, seul le premier tome de Justice League aide à se familiariser avec l’équipe de super-héros, les quatre autres livres sont les aventures solo des membres.
  • Pour découvrir l’univers de DC Comics : oui.
    Surtout pour celui qui n’a aucun volume fourni, le prix de l’ensemble revient moins cher que les tomes séparés.

Coffret JL Comics 01 Coffret JL Comics 02 Coffret JL Comics 03
Coffret JL Comics 04 Coffret JL Comics 05 Coffret JL Comics 06