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Dark Knight III – Tome 01

Dark Knight III (en quatre tome) est le troisième volet du « Dark Knight Universe de Frank Miller », débuté en 1986 avec The Dark Knight Returns et poursuivi avec The Dark Knight Strikes Again.
Page récapitulative

DK3 tome 1 4 mars

[Histoire]
Six ans après la mort supposée de Batman/Bruce Wayne (son identité avait été révélée au monde entier), les choses n’évoluent guère à Gotham City. C’est justement un « nouveau » Batman (à moins que ce ne soit l’ancien, ou son acolyte Carrie Kelley qui fut respectivement Robin puis Catgirl) revient poursuivre sa croisade de justice, trois années après sa dernière apparition publique.

De son côté, le premier enfant de Superman et Wonder Woman, Lara, se recueille devant son père, figé dans la glace avant de secourir la petite cité de Kandor (qui tient dans une petite cloche en verre). Cette ville provient de Krypton, la planète d’origine de l’Homme d’Acier, et a été miniaturisée peu avant l’explosion de l’astre (par un être qui allait par la suite devenir un ennemi de Superman). À l’intérieur se trouvent donc les derniers kryptoniens en vie. Pour venir en aide à ce peuple, Lara rejoint Atom, alias Ray Palmer, scientifique émérite et spécialiste des nanotechnologies.

DK3 Batman

[Critique]
Très attendue depuis son annonce, cette suite d’un futur hypothétique de Batman, imaginé il y a plus de trente ans par Frank Miller laisse dubitatif dans un premier temps. Il est bien difficile de juger ce début d’œuvre qui met en place des éléments (personnages anciens et nouveaux, lieux, menaces…) et en annoncent d’autres. C’est plutôt faible et se laissera très certainement mieux lire « à la suite » une fois les autres tomes publiés.

Quelques précisions s’imposent : il est recommandé d’avoir lu évidemment The Dark Knight Returns mais aussi The Dark Knight Strikes Again avant ce DKIII. Cela peut paraître logique, mais la suite ayant été tant décriée, elle aurait pu être mise de côté sans avoir pris en compte certains de ses éléments. En effet, la romance très prononcée dans TDKSA entre Superman et Wonder Woman trouve un écho important ici, puisque leur fille Lara est très présente, en instance de devenir un personnage principal à part entière (avec Carrie Kelley) et une autre progéniture est apparue ; le statu quo de la fin de TDKSA apporte un nouvel enjeu (en plus de celui de Batman/Bruce Wayne), ainsi Superman est littéralement figé dans de la glace, s’impose-t-il une punition suite à son rôle, « misérable », quelques années plus tôt ?

« Pourquoi as-tu laissé les fourmis te faire tomber du ciel ? »
Lara, fille de Superman et Wonder Woman, à son père, figé dans la glace

Atom, qui était également très présent dans TDKSA, joue ici une pièce maîtresse dans l’intrigue, élément déclencheur « d’un futur évènement important ». Enfin, la nécessité d’avoir un « vrai » président en chair et en os (par contrôle ADN régulier) est un rappel à TDKSA, dans lequel Jimmy Olsen découvrait que leur leader politique n’était qu’une simple image hologramme. Il n’est évidemment pas impossible de comprendre DK3 sans passer par la case lecture obligatoire de TDKSA, mais mine de rien, un « saut » entre TDKR et ce DK3 n’est peut-être pas idéal.

DK3 Lara

Chose primordiale, aussi bien sur la forme que le fond, le « Dark Knight Universe de Miller » est méthodiquement conservé. On retrouve la narration plus ou moins « journalistique » : ces informations commentées en direct par des médias, augmentées ici par des échanges très simplistes via smartphones avec photos et langages SMS en supplément (un peu lourd de commencer par ça cela dit). Ainsi, DK3 se modernise gentiment tout en restant proche de ses deux prédécesseurs. Brian Azzarello écrit l’histoire, supervisé (ou conseillé) par Miller lui-même. Une fois encore, difficile de distinguer les travaux des deux tant on reconnaît la patte de l’auteur initial (sans pour autant lui trouver une folle originalité), qui ne serait probablement pas atteinte par Azzarello seul.

Cette fidélité s’accompagne également du point de vue graphique, puisque Andy Kubert s’efforce de dessiner en ressemblance avec les traits de son aîné. C’est globalement réussi (Klaus Johnson rempile pour l’encrage) mais pas sur toutes les cases. De la même façon, la colorisation ne rend pas hommage aux volumes précédents. Beaucoup plus convenue et « classique », exceptée à de rares moments, souvent en pleine page et parfois même à la limite de l’hommage à Sin City, elle ne permet pas à DKIII d’avoir le style bien hors-norme qui définissait TDKR (et TDKSA).

DK3 Carrie

Cette identité graphique propre à l’œuvre de Miller se retrouve éphémèrement dans le mini-comic consacré à Atom qui clôt le premier chapitre, comme un « back-up » (un est prévu à la fin de chaque chapitre, se déroulant dans le Dark Knight Universe – ils seront renommés « appendice » pour la version intégrale). Pour cause : celui-ci est dessiné par Frank Miller lui-même. L’artiste a perdu de sa superbe, indéniablement. Il y a quand même un certain plaisir à le « revoir » à l’œuvre mais cela reste mi-gênant, mi-nostalgique. Le deuxième chapitre sera, lui, suivi de quelques planches sur la Reine des Amazones et sa fille. Dessinée par Eduardo Risso (Cité Brisée…) en très petite forme (certaines cases ressemblent à des brouillons, la pauvreté des décors, des finitions et de la colorisation piquent les yeux, mais serait-ce… volontaire ? Pour se rapprocher du « style » millerien en fin de carrière ?). Cette courte bande dessinée est très moyenne à tous point de vue ; on insiste juste sur l’importance de Lara et son caractère.

« Comment avons-nous pu laisser faire ça ?
Comment nos distractions ont-elles pu supplanter le principal ?
Quand nous sommes-nous arrêtés de penser ? »
Commissaire Yindel, peu avant l’arrestation de Batman

L’initiative de retrouver l’univers, à la fois visuel et cynique, de TDKR (et TDKSA dans une moindre mesure) est tout à fait louable, l’ensemble est relativement fidèle, bien que moins politisé et violent (pour l’instant tout du moins), un brin énervé (pas encore assez non plus, mais ce n’est pas plus mal) mais le rendu final reste encore nébuleux sur son histoire ; ce n’est donc pas forcément passionnant, pas non plus inintéressant. Certains y dresseront des métaphores entre les personnages disparus, les Dieux au-dessus des hommes, les mythes qui s’effondrent, les légendes qui se meurent avec évidemment les artistes qui officient sur le titre (la chute de Miller, voire sa fin, la passation de l’œuvre puis la relève).

DK3 Atom

On attend donc la véritable suite, où l’on retrouvera logiquement Bruce Wayne et Superman, en suivant l’évolution du duo féminin Carrie et Lara, tout en contemplant la nouvelle menace de Kandor, la fameuse « race maîtresse » du titre de la version originale (The Master Race). Plus introductif qu’autre chose, ce court premier tome (à peine 100 pages de lecture, aucun bonus alors qu’il y a eu pléthore de couvertures inédites et signées par de prestigieux artistes !) n’en dévoile pas assez pour être addictif, mais suffisamment pour espérer une suite à la hauteur ; attention, pas le droit à l’erreur.

Même si ce Dark Knight III raisonne comme une grosse opération commerciale et que ce début n’est pas spécialement alléchant, la curiosité titille l’envie de connaître la suite et enfin « la fin » de ce fameux futur noir du Caped Crusader. Nul doute que si les prochains chapitres s’avèrent convaincants, une publication en deux volumes, voire un seul, aurait été plus appréciable d’un point de vue qualitatif et économique. Hélas, le choix discutable de publication d’Urban Comics sur ce titre ne permettra pas cette opportunité. Attention donc à ne pas se retrouver avec trop d’invendus des tomes suivantes.

DK3 Wonder Woman Lara

[À propos]
Publié en France chez Urban Comics le 4 mars 2016.
Titre original : The Dark Knight III – The Master Race & Dark Knight Universe Presents : The Atom / Wonder Woman
Scénario : Frank Miller et Brian Azzarello
Dessin : Andy Kubert, Frank Miller (DKUP : Atom #1) et Eduardo Risso (DKUP : WW #1)
Encrage : Eduardo Risso et Klaus Janson
Couleur : Brad Anderson, Alex Sinclair et Trish Mulvihill
Lettrage : Stephan Boschat — Studio Makma
Traduction : Jérôme Wicky
Première publication originale en novembre et décembre 2015.

Dark Knight III - The Master Race

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Under the Red Hood

Article récapitulatif de cette saga (sans spoilers)
/!\ Il est fortement conseillé de connaître le début
de cette histoire
avant de lire cette suite /!\

Under the Red Hood est le nom du tome américain recueillant les chapitres Batman #635 à #641 (à découvrir dans cet article), mais également les Batman #645 à #650 ainsi que le Batman Annual #25. En France, ce volume n’existe pas mais son contenu a été publié dans les magazines Batman #11 à #23 par Panini Comics fin 2006/début 2007.

Les chapitres #635 à #641 sont devenus les deux histoires Sous le masque et Réunion de famille (dans cet article donc) et les chapitres suivants sont encore plus « divisés ». Il y a en effet #645 : Pour affronter le présent, il faut comprendre le passé, #646-647 : Jeux de vilains, #648-650 : Course contre la mort et enfin Batman Annual #25 : Le retour de Jason Todd. C’est pourquoi tous ces chapitres sont rassemblés dans ce même article, sous l’appelation Under the Red Hood. De plus, le chapitre #642 : Percer la carapace (se déroulant donc en premier mais pas intégré -à juste titre- à la version américaine) est également inclus.

Batman Red Hood

[Histoire — Percer la carapace]
Black Mask s’associe au Chapelier Fou et les deux tentent de contrôler Killer Croc. Mais Batman veille…

Batman Percer la carapace[Histoire — Pour affronter le présent, il faut connaître le passé]
Alfred fait sortir le cercueil de la tombe de Jason Todd et Bruce passe ses journées à l’examiner pour comprendre comment son ancien équipier a pu s’en extraire. Il se remémore également sa première rencontre avec Todd et leur duo quand il est devenu Robin.

Batman Cercueil Jason Todd[Histoire — Jeux de vilains]
Batman trouve une bombe dans un entrepôt destiné au trafic de drogue de Black Mask. Red Hood l’avait posé et n’hésite pas à la faire exploser, dans la foulée il tue la plupart des hommes de Black Mask, avant d’attaquer son bureau directement au bazooka ! Le caïd de Gotham est fou de rage mais se voit offrir une invitation de la part de Deathstroke au sein d’une mystérieuse Société.

Red Hood Moto[Histoire — Course contre la mort]
Black Mask tue ses derniers lieutenants pour s’associer à Red Hood, à la demande de ce dernier. Mais il s’agissait d’un piège et les deux s’entretuent. En même temps, Alfred reçoit un paquet contenant une mèche de cheveux verts ; appartenant au Joker bien sûr. Lui et Batman comprennent que Todd a kidnappé le Clown du Crime et le retient quelque-part…

Batman Red Hood VS Black Mask[Histoire — Le retour de Jason Todd]
Comment Jason Todd est sorti de son cercueil dans un état végétatif avant d’être recueilli par Talia As Ghul, de recouvrer sa mémoire et enfin de devenir Red Hood.

Le Retour de Jason Todd[Critique de l’ensemble]
Excepté le premier chapitre plutôt anecdotique et passable (publié en France dans les magazines mais pas dans le tome américain, qui en plus appelle à une suite), l’ensemble se lit très bien et comporte les mêmes qualités (et défauts mineurs) que Réunion de famille et Sous le masque : de l’humour (toujours avec Black Mask et Red Hood principalement), de jolies planches assez « colorées » (contrastant avec le côté noir de l’histoire) qui n’ont parfois pas de réel second plan (des fonds unis peu esthétiques) et un scénario prenant avec une bonne conclusion.

Là aussi, les chapitres ne se cantonnent pas uniquement à l’univers de Batman mais vont explorer un petit côté plus méconnu pour les néophytes, avec Deathstroke et la Société. Une idée qui tombera un peu à plat puisque les autres personnages qui interviendront dans Jeux de Vilains sont un nazi aveugle et une hyène (!), puis le Comte Vertigo (issu de la série Flash) qui est déjà plus prometteur. Malgré cet écart, qui apporte un peu d’humour en échange d’une véritable menace, la suite devient plus violente, avec un Red Hood impitoyable qui n’hésite pas à massacrer bon nombre de malfrats. C’est ainsi que le classique débat sur la nécessité de tuer ou non un ennemi, et la moralité qui en découle, est plutôt bien amené et ne tombe pas dans les clichés éculés ; notamment lors des « retrouvailles » entre Batman, le Joker et Jason Todd, point d’orgue de la conclusion du récit (juste avant les explications sur la résurrection de l’ancien Robin, qui auraient méritées d’être publiées avant pour que la tension entre le trio soit vraiment la fin de cet arc).

Batman Joker Red HoodJason n’en veut pas à Batman de ne pas l’avoir sauvé mais il ne lui pardonne pas que le Chevalier Noir n’ait pas tenté de le venger et de tuer le Joker.
Si c’était toi qu’il avait réduit en bouillie… Si c’était toi qu’il avait torturé… Si c’était toi qu’il avait tué… J’aurais remué ciel et terre pour retrouver cet immonde tas de merde et je l’aurais expédié en enfer.
Tu ne comprends pas. Tu n’as jamais compris.
Quoi ? Ta fameuse morale ne t’y autorise pas ? C’est trop dur de « franchir la ligne » ?
Oh, mon Dieu, non… Ce serait tellement facile. J’ai toujours rêvé de le tuer. Il ne se passe pas un jour sans que j’aie envie de le capturer et ensuite de passer un mois entier à lui faire subir les pires tortures qu’on puisse imaginer. Je voudrais le voir en sang, brisé… me supplier… hurler sa souffrance alors qu’il est en train de mourir d’une mort atroce.
Le Joker intervient : Les grands esprits se rencontrent… Batman poursuit :
Je voudrais le voir mort… Je le veux de toutes mes forces. Mais si je fais ça… Si je descends dans cet enfer… Jamais je n’en reviendrai.

La renaissance de Jason Todd trouve donc une double explication, premièrement il est ressuscité suite à une altération du continuum temporel par Superboy-Prime (difficilement compréhensible dans la bande dessinée, surtout quand on connaît peu l’univers de Superman, on se contentera donc de ça, en lien avec Infinite Crisis selon l’article récapitulatif d’Urban), c’est un peu maigre comme justification. Le jeune homme s’est donc réveillé de son cercueil, s’en est extirpé et est sorti sous terre. On apprendra plus tard qu’il a fait concevoir le même cercueil pour remplacer le sien et ainsi en laisser un « propre » pour brouiller les pistes. Deuxièmement, Jason Todd, alors dans un état végétatif, est recueilli par Talia As Ghul. L’ancien Robin est amnésique, bien qu’il ait conservé tous ses réflexes de combat, il reste « perdu ». C’est en le jetant dans un puits de Lazare que Todd recouvrera la mémoire et fomentera son retour à Gotham City sous l’alias Red Hood.

Toutes ces étapes durent plusieurs années et sont à la fois décevantes et satisfaisantes. Décevantes car l’éternel « altération du continuum temporel » est la solution de facilité dans tous les comics (il s’est produit à peu près la même chose par Flash pour la création des New 52) pour faire renaître des personnages. Par ailleurs, ce sont toujours des héros externes à Gotham et à l’univers de Batman qui en sont les causes (forcément, car il s’agit souvent de pouvoirs « fantastiques » ou de méta-humains, donc moins plausibles/rationnels chez le Dark Knight). Mais il était difficile de concevoir autrement une résurrection tout en voulant rester crédible. La suite est par contre satisfaisante, le coma d’un an, les Ghul qui prennent soin de Jason, etc. Todd lui-même confirme qu’il a combattu Batman (durant Silence) avant d’être remplacé par Gueule d’Argile. C’est en constatant, durant cet échange, que Batman ne l’avait pas vengé que Todd choisira d’adopter les traits de Red Hood. Cela était-il prévu dès l’élaboration de l’œuvre culte de Jeph Loeb ? Aucune idée, mais sur le principe ça « fonctionne » et ne fausse pas les deux histoires, au contraire, elles se complètent parfaitement.

Red Hood MasqueAu-delà de cet ultime chapitre, apportant donc des explications attendues depuis plusieurs mois, l’ensemble est tout de même de très bonne facture. C’est un chouilla en dessous que la première partie, pour les diverses raisons évoquées plus haut, mais reste extrêmement satisfaisant pour une courte saga très importante pour la mythologie de Batman. L’hétérogénéité du côté des dessins n’est pas gênante car l’ensemble reste visuellement très cohérent.

[À propos]
Publiée en France dans le magazine Batman #18 en novembre 2006 chez Panini Comics, jusqu’au Batman #23 en avril 2007. Premières publications originales dans Batman #642, #645 à #650, de septembre 2005 à avril 2006.

Percer la carapace
Titre original : Breaking the Skin
Scénario : Andersen Gabrych
Dessin : Chris Marrinan
Encrage : Andrew Pepoy
Couleurs : Alex Sinclair
Traduction : Sophie Viévard

Pour affronter le présent, il faut connaître le passé
Titre original : Show me Yesterday, for I can find Today
Scénario : Judd Winick
Dessin : Doug Mahnke
Encrage : Tom Nguyen
Couleurs : Jason Wright
Traduction : Sophie Viévard

Jeux de vilains
Titre original : Franchise
Scénario : Judd Winick
Dessin : Shane Davis
Encrage : Collectif
Couleurs : Alex Sinclair
Traduction : Sophie Viévard

Course contre la mort
Titre original : All They Do is Watch Us Kill
Scénario : Judd Winick
Dessin : Doug Mahnke
Encrage : Tom Nguyen
Couleurs : Alex Sinclair
Traduction : Sophie Viévard

Le retour de Jason Todd
Titre original : Under the Hood
Scénario : Judd Winick
Dessin : Shane Davis
Encrage : Mark Morales
Couleurs : Alex Sinclair
Traduction : Sophie Viévard

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Le Vol du Corbeau

Retour sur une mini-série en cinq chapitres (Batman #626-#630) publiée dans les cinq premiers magazines Batman par Panini Comics en 2005.

Le Vol du Corbeau(En haut, les cinq couvertures du magazine, en bas, celles de la série originelle par chapitre. On remarque que la quatrième a été gardée pour l’édition française.)

[Histoire]
Plusieurs malfrats sont tués par une toxine de peur. Derrière celle-ci se cache évidemment L’Épouvantail, mais aussi Le Pingouin. Les deux hommes sont associés mais Copplebot n’hésite pas à être menaçant envers Jonathan Crane.

Batman et Robin (Tim Drake) enquêtent sur ces morts mais au même moment, une « créature » rôde dans Gotham City : « L’Épouvantable ». L’épouvantail nie être derrière cette création qui s’avère incontrôlable et n’hésite pas à détruire tout ce qui se dresse sur son chemin…

Vol de Corbeau Epouvantable[Critique]
Une petite histoire qui se lit rapidement et reste sympathique. Le côté enquête fait mouche, avec en prime des résolutions de mystères pas forcément prévisibles, ce qui est toujours agréable. Le duo Pingouin/Épouvantail fonctionne bien malgré un faible taux de présence en binôme dans la BD. La nouvelle créature a un potentiel exploitable pour la suite (même si elle ne le sera jamais à priori).

Le petit charme de la série provient aussi des prémices du retour de Jason Todd, qui revient sous la forme d’hallucinations à Batman dans un premier temps, mais dont la dernière case du comic laisse planer un doute sur l’authenticité de ce dernier… La suite interviendra officiellement cinq chapitres plus tard (le temps de découvrir Jeux de Guerre) avec Batman #635 : Sous le masque.

Vol de Corbeau BatmanGraphiquement, rien d’extraordinaire, ce n’est pas spécialement joli mais ce n’est pas non plus laid. L’ensemble est homogène, on sent bien les contrastes de nuit et l’ambiance générale assez sombre. Les traits de Dustin Nguyen sont corrects, l’artiste peut parfois se contenter du minimum et bâcler son travail, ce n’est pas le cas ici.

Bref Le Vol du Corbeau (curieux titre) se lit avec facilité et plaisir mais n’est pas inoubliable, loin de là. Un court one-shot qui ne sera sans doute pas réédité par Urban Comics mais ce n’est nullement grave.

Vol de Corbeau Robin[À propos]
Publié en France dans les magazines Batman #1 à #5 (juin à octobre 2005).
Publication originale aux États-Unis dans les Batman #626 à #630 (juin à septembre 2004).

Scénario : Judd Winick
Dessin : Dustin Nguyen
Couleur : Alex Sinclair
Encrage : Richard Friend

Titre des chapitres :
1. Visions (id.)
2. Associations de malfaiteurs (Partners in Crime)
3. L’Épouvantable (Scary Monsters)
4. Hallucination (Shotgun)
5. Invasion (Home Invasion)

Vol de Corbeau Pingouin Epouvantail