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Que vaut l’intégralité de la série Batman Rebirth ?

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Les aventures de Batman se suivent et se ressemblent parfois plus ou moins, au grand dam des lecteurs. Après le run décrié de Scott Snyder, c’est Tom King qui a repris en main le personnage du Chevalier Noir — en bénéficiant du Relaunch Rebirth de 2016 — durant une longévité exceptionnelle (une centaine de chapitres publiés pendant quatre ans, au rythme de deux par mois !). En France, c’est sous l’appellation Batman Rebirth que la série a été proposée par Urban Comics, en 12 tomes (le dernier est sorti en juin 2020). Résumé et critique de l’ensemble (attention, l’article contient donc quelques révélations).

Une porte d’entrée moyenne… (tome 01)

Attirer de nouveaux lecteurs, proposer quelque chose de neuf pour les habitués ; l’éternel relaunch, reboot ou autres fresh start. Ici, la nouveauté porte sur deux nouveaux personnages : Hank et Claire, alias Gotham et Gotham Girl. Un frère et une sœur avides de justice, voulant rejoindre la croisade de Batman grâce à des pouvoirs achetés sur le marché noir mais qui les détruisent à petit feu. Une idée de départ plus ou moins novatrice (dans le milieu de l’industrie), débouchant sur un énième comic-book « mainstream » simple et efficace mais non dénué de défauts et, surtout, peu mémorable niveau scénario.
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Mon nom est Gotham (le titre de ce premier tome) est un semi-échec (ou semi-réussite c’est selon), avec un premier chapitre introductif déconnecté et inutile, et de superbes planches de David Finch (on parlera des dessins de la saga plus loin). Un départ moyen, ni réellement passionnant ni franchement déplaisant. Une production correcte qui est, de facto, un point d’entrée idéal pour de nouveau lecteurs, là-dessus ça fonctionne — malgré des allusions à diverses séries DC Comics, incluant le précédent run de Scott Snyder. Rétroactivement, on peut confirmer que Claire/Gotham Girl aura une certaine importance par la suite (notamment vers la fin) mais elle est écartée peu après et disparaît sans jamais être réellement mentionnée ou (re)mise en avant. De même pour le Psycho-Pirate, ennemi de seconde zone oubliable mais revêtant un certain intérêt tout le long de la fiction.

… puis des aventures fracassantes et originales (tomes 02 et 03) !

Mon nom est Suicide (titre du deuxième volume) peut limite se lire indépendamment et se démarque de son prédécesseur par de réelles qualités d’écriture (et de dessins — tout cet autre aspect, primordial dans une bande dessinée, sera évoqué plus bas).
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Le Chevalier Noir part en mission avec son propre escadron suicide (incluant Catwoman). L’ensemble est passionnant, très joli et original. On y retrouve un peu la patte Morrison tout en s’en émancipant habilement.
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Mon nom est Bane (le troisième) dévoile un incroyable affrontement entre Batman et Bane. Inversant presque le culte Knightfall (ici c’est l’ennemi qui combat les fous d’Arkham avant le justicier) et mettant en avant une longue galerie de personnages secondaires, notamment les alliés (les ennemis l’étaient dans le volume précédent).
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La conclusion du récit ? Une demande en mariage de Bruce à Selina ! Alléchant… mais (rétroactivement une fois de plus), ce mariage n’aura lieu que cinq tomes plus tard, pénible.
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Le premier vrai loupé (tome 04)

La guerre des rires et des énigmes donne son nom à l’album et évidemment à l’événement éponyme.  Plusieurs fois évoquée juste avant, souvent mentionnée ensuite, cette fameuse guerre est pourtant un ratage complet. Bruce partage son lourd secret avec Selina : il a failli dépasser sa limite et tuer un de ses ennemis… Ce qui était censé être un point d’orgue s’avère un pétard mouillé et surtout un conflit meurtrier entre les troupes du Sphinx et celles du Joker, complètement improbable et peu plausible.
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Faussement violent et grotesque, le récrit se vautre dans un survol des personnages, perd en réalisme ce qu’il avait réussi à gagner jusqu’ici en authenticité, et ne sert absolument à rien. Le concept, bon au demeurant, est mal exploité et n’apporte pas grand-chose au passé, au présent ou au futur de Batman (surtout maintenant que la série est terminée). Clairement un volume qu’on peut ne pas lire.

Les égarements… (tomes 05, 06 et une bonne partie du 07)

Sans doute la partie la plus inégale du run. Si rien n’était à sauver dans le tome 04, on retrouve ensuite des choses très moyennes à de rares exceptions, avec donc du bon et du moins bon. Les tomes 05 et 06, En amour comme à la guerre et Tout le monde aime Ivy, proposent des bouts d’histoires en marge du fameux mariage entre Bruce et Selina. On y trouve pèle-mêle un combat entre Selina et Talia al Ghul, dans le but de déterminer qui « mérite » le milliardaire (pfiouh, on en est là…), une sortie amusante entre couples (Loïs et Clark accompagnant Selina et Bruce), Wonder Woman et Batman, piégés dans une dimension où le temps s’écoule plus lentement et devant faire face à des hordes de monstres, Poison Ivy contrôlant les plantes (original…) mais ayant éradiqué le crime, Booster Gold venant du futur, etc.
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Ces chapitres sont tour à tour palpitants et ennuyants, parfois drôles, parfois invraisemblables. Presque hors-sujet aussi, tant l’ensemble stagne et n’avance pas vraiment. Heureusement, un aspect poétique et humaniste (servi par de jolis dessins toujours) contrebalance les défauts évoqués, auxquels on ajoute volontiers un côté parfois sexiste (tant dans la narration que dans les postures féminines hyper sexuées qui plombent des morceaux du run).
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Le tome 07, Sur la route de l’autel, aurait gagné à être divisé en deux parties pour laisser la première dans le volume précédent et s’en passer aisément, la seconde dans le suivant pour le rendre culte voire indispensable même pour un lecteur qui ne lirait que celui-ci. Le titre est en effet composé de cinq chapitres montrant un affrontement entre un allié et un ennemi de Batman (Robin vs. Ra’s al Ghul, Nightwing vs. Hush, Batgirl vs. l’Homme-Mystère, Red Hood vs. Anarky, Harley Quinn vs. Joker) puis de deux épisodes classiques de la série. Les combats sont peu mémorables, ils permettent de mettre brièvement en avant la Bat-Family, peu vue jusqu’ici, et quelques adversaires emblématiques. La vraie force de ce septième volume réside dans ses deux derniers épisodes, d’une écriture magistrale, avec un Joker d’anthologie, au sommet de sa forme. Du grand art !

… avant l’apothéose (fin du tome 07, tome 08, 09 et un volume unique publié en marge)

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Comme on vient de le voir, la fin du septième tome est une pépite. Le huitième, Noces Noires, est sans aucun doute le meilleur de tout le run. Le fameux mariage a enfin lieu, avec des conséquences inattendues. Pour l’occasion (et aussi car il s’agit du 50ème chapitre de la série, augmenté de plusieurs pages), une grande galerie de dessinateurs [1] clament leur amour pour les deux héros à travers des planches incroyables et des réflexions, signés Tom King évidemment, qui font mouchent, qui émeuvent ou touchent. C’est élégant, c’est incontournable pour la (nouvelle) mythologie de Batman. On peut lire en parallèle À la vie, à la mort, one-shot sur l’idylle entre les deux personnages dans un (trop) court récit qui se termine dans un futur plus ou moins lointain. Autre bijou mélancolique.
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La suite de l’histoire n’est pas en reste puisque Bruce Wayne se retrouve juré dans un procès concernant Mister Freeze. Il doit convaincre les autres citoyens de l’innocence de l’accusé et pourquoi Batman n’est pas forcément la représentation idéale de la justice ! Une situation inédite qui se poursuit dans L’aile meurtrière. Ce neuvième tome marque aussi le retour de Nightwing et KGBeast (lui aussi pioché dans la saga Knightfall), un touchant hommage à Alfred et la « renaissance » de… Bane ! Grand absent depuis plusieurs volumes, il revient d’une façon très intéressante.

Tome 10 et 11 – Poursuite en demi-teinte

Après l’interminable partie sur la romance entre Bruce et Selina, la série tombe dans un travers classique du genre : les illusions et rêves déments qui prennent un temps fou au lieu de faire avancer l’intrigue. C’est le cas de Cauchemars, dixième tome qui, comme son titre l’indique, voit le justicier coincé dans une machine à cauchemars. On a connu King plus inspiré même s’il en profite pour mettre en avant, une fois de plus, les démons et la fragilité de l’homme (de Bruce Wayne donc).
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Malgré de jolis moments d’écriture (des échanges entre Batman et Catwoman notamment), il en résulte à nouveau un sentiment de surplace narratif (l’histoire principale n’a quasiment pas avancé et l’on reste presque intégralement dans la psyché de Bruce/Batman tout le long du titre). On retient la présence de Constantine dans ce volume qui pourrait lui aussi se lire comme un one-shot indépendant.
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Le travail de déconstruction psychologique se poursuit dans La chute et les déchus, nettement meilleur mais non exempt de défauts. Bane est (vraiment) de retour cette fois ainsi que… Thomas Wayne ! La version Batman de Flashpoint, difficile de comprendre/suivre si l’on n’est pas familier de ces événements.
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Un voyage initiatique avec le père et le fils s’avère particulièrement émouvant. Mieux : les pièces du puzzle de tout ce qu’on a lu depuis le premier tome commencent à se rassembler pour former un tout cohérent.

Tome 12 – Conclusion réussie, épique et émouvante

Tom King avait-il tout prévu depuis la mise en place de son univers ? Il faut croire que oui (au moins dans les grandes lignes) tant tout se recroise avec une étonnante fluidité. La douzaine de chapitres aurait (une fois de plus) pu être réduite, notamment dans sa première moitié qui s’attarde trop sur Selina et Bruce hors de Gotham City et pas assez sur cette dernière et son statu quo inédit.
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La Cité de Bane (titre de cet ultime tome) enchaîne les séquences marquantes : une ville sous le joug de Bane, le Batman Flashpoint accompagné de Gotham Girl (rappelez-vous le tout premier volume) en guise de justiciers de l’extrême, les emblématiques ennemis incorporés aux forces de l’ordre (le GCPD est dirigé par Strange), une mort marquante par son exécution puis son testament romanesque touchant, une idylle renouée et une fin tout à fait satisfaisante, fermant ce qu’a instauré King et ouvrant habilement une suite [2].
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En somme, une conclusion épique et émouvante, réussie en tous points, et qui permet de conserver une note positive de l’entièreté de l’arc malgré ses égarements narratifs et son côté inutilement étiré.

Des dessinateurs prestigieux et une épopée graphique soignée

On ne l’avait pas encore évoquée pour se concentrer dans un premier temps sur le scénario mais la partie visuelle est évidemment très importante. Un artiste revient régulièrement (impossible d’en avoir un seul vu le rythme de parution de toute façon — deux chapitres de 20 pages chaque mois !) : Mikel Janin. Il aura su apposer son style doux si particulier et ses visages marquants tout au long de la série. D’autres prestigieux noms l’ont accompagné, comme David Finch, Tony S. Daniel, Jorge Fornes, Joëlle Jones et Clay Mann pour les plus importants. Chacun apportant une touche graphique soignée, dans une jolie succession de planches sans réel faux pas. Bien sûr la non homogénéité des styles pourrait déplaire, mais on ne ressort pas choqué de ce mélange des genres.
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Batman Rebirth joue donc sur deux tableaux principaux. Le très long plan de Bane, organisé dans l’ombre avec la complicité inédite du Batman Flashpoint. En ce sens, on est presque dans un remake de Knightfall et de la destruction physique et psychologique de Batman/Bruce. Rien de nouveau si ce n’est une modernité et crédibilité plus poussée, palpitante ! Second intérêt : la romance entre Bruce Wayne et Selina Kyle. Leur relation, particulièrement bien écrite, donne lieu à des scènes aussi touchantes qu’agaçantes. Le jeu du chat et de la (chauve) souris est parfois pénible, chacun se drapant derrière son masque au lieu de lâcher prise et savourer enfin un peu de répit et de bonheur. On retient le huitième tome, Noces Noires, qu’on peut même lire indépendamment du reste — comme les tomes 2 et 10 par exemple, une des forces de la série.
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Tom King réussit où Scott Snyder échouait : son travail est moins clivant, il déconstruit moins le mythe du Chevalier Noir. Il (ré)écrit à sa manière des sujets et thématiques déjà abordés. Mais à l’inverse de son confrère scénariste, il réussit à produire d’authentiques pépites et, à l’opposé, des navets sans nom. Snyder séduisait ou dérangeait mais n’arrivait jamais vraiment à se hisser au sommet sans pour autant tomber non plus dans les égouts, il arrivait à proposer quelque chose au pire vaguement divertissant. Pour vulgariser grossièrement, Snyder a produit du bon et du moins bon là où King a produit de l’excellent et du médiocre. Les deux souffrent d’une qualité hétérogène évidente vu la longueur de leurs runs respectifs (9 tomes pour Snyder, 12 pour King).
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Si Scott Snyder a marqué les esprits avec des créations qui occupent désormais une place plus ou moins importante dans la mythologie de Batman (sa fameuse et surestimée Cour des Hiboux, leurs ergots, la figure singulière du Joker…) ce ne sera pas forcément le cas du travail de Tom King, pourtant meilleur, paradoxalement. Un énième plan de Bane contre un Batman brisé et déchu ? Une idylle avec Selina Kyle, certes détaillée et enrichie ? Tout cela n’est,  in fine, pas réellement nouveau, seul son traitement l’est. Même s’il y a bien sûr des passages marquants et — on le répète — de superbes tomes.
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Les conséquences pour la suite seront probablement minimes. Il y a bien sûr la mort d’un personnage principal historique à prendre en compte. Mais, on le sait, il y a de fortes chances pour que ce dernier revive d’une manière ou d’une autre… Il y a par contre un élément crucial qui sera l’héritier de Batman Rebirth mais… celui-ci n’est bizarrement pas évoqué dans les derniers tomes de la série mais dans une autre production à venir, toujours signée par Tom King. Difficile d’en dire plus sans dévoiler un élément crucial pour cette œuvre à venir. Finalement, c’est le nouvel ennemi, le Batman Flashpoint, Thomas Wayne donc, qui saura peut-être revenir dans un futur proche en tant qu’allié ou vilain de qualité, qui marquera davantage les esprits.

En synthèse, pour ceux souhaitant sélectionner un peu (l’intégralité revient tout de même à presque 230 €, un investissement important donc !), on conseillera d’acheter les tomes 01, 02, 03, 08, 09, 11 et 12 (éventuellement le 07 pour sa dernière partie remarquable et À la vie, à la mort). On se plaît à imaginer une réédition supprimant les chapitres anecdotiques et tout le surplace narratif peu palpitant. Malgré les défauts et égarements divers, la tendance globale reste sur une note plutôt positive. Bravo donc à Tom King d’avoir réussi à mettre de jolis mots sur des maux particulièrement humains. Un travail appréciable, parfois clivant, parfois passionnant, qui laisse rarement indifférent. L’avenir nous dira si tout cela n’aura pas été vain…
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[1] Jason Fabok, Frank Miller, Lee Bermejo, Neal Adams, Tony S. Daniel, Paul Pope, Tim Sale, Andy Kubert, David Finch, Jim Lee, Greg Capullo… parmi les plus connus de l’industrie !

[2] L’épilogue ouvre sur une autre histoire, qui sera écrite par James Tynion IV, habitué depuis une petite dizaine d’année à signer ou co-signer diverses bandes dessinées sur le Chevalier Noir. Tout cela sera à découvrir dès septembre dans le premier volume (très réussi et accessible) de Batman : Joker War.
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Cet article — se voulant être un bon complément des critiques détaillées, analysant avec le recul l’entièreté du run et le présentant de manière plus synthétique — a initialement été publié sur UMAC (site sur lequel je contribue de temps en temps).

Les points positifs de la série Batman Rebirth :
  • Un ensemble cohérent, dont toutes les intrigues trouvent une résolution.
  • Les dessins majoritairement assurés par Mikel Janin, David Finch, Tony S. Daniel, Jorge Fornes. De jolies planches, un régal !
  • Deux histoires importantes : le plan de Bane et la romance entre Bruce et Selina.
  • Le côté humain et meurtri de Bruce Wayne, bien mis en avant tout le long.
  • Très bon travail éditorial d’Urban Comics (rapidité des sorties au plus près des versions US, contextualisation de l’ensemble, fiches personnages, choix de couvertures pertinents et galeries de bonus systématiques).
  • Des connexions à d’autres bons récits (Flashpoint et le segment sur le Chevalier Noir de cet univers, Le Badge, Heroes in Crisis, diverses séries sur Batman, etc.)…

Les points négatifs :

  • … qui peuvent perdre (un peu) les non connaisseurs.
  • Beaucoup trop long, l’essentiel aurait largement pu tenir en 7 tomes.
  • Un rythme en demi-teinte, parfois passionnant, parfois ennuyant, avec des épisodes inutiles ou de faible qualité.
  • Des passages pouvant parfois être perçus comme sexistes.
  • Moins marquant que d’autres sagas cultes (à part la mort d’un personnage important mais qui reviendra sans doute d’une manière ou d’une autre, comme toujours, même si on espère avoir tort).
  • (Un chapitre complémentaire qui aurait dû être intégré dans la série Rebirth au lieu de bénéficier d’un tirage à part.)

Batman : Le Chevalier Noir – Tome 1 (réédition intégrale)

Urban Comics réédite depuis 2018 certaines de leurs séries en compilant en moyenne deux à trois « tomes simples » en un seul, proposant ainsi un nombre réduit de livres (deux à quatre) pour avoir une série complète. C’est le cas de Batman : Le Chevalier Noir, une série initialement divisée en quatre « tomes simples » (Terreurs Nocturnes, Cycle de Violence, Folie Furieuse et De l’Argile) et republiée en 2019 sous forme d’intégrale en deux volumes (comprenant évidemment les deux premiers « tomes simples » pour l’un, les deux derniers pour l’autre). La série s’inscrit plus ou moins en suite du one-shot La Nouvelle Aube (plutôt moyen) — la couverture de l’intégrale provient d’ailleurs de celle d’un chapitre de ce récit — mais nul besoin de connaître cette histoire pour découvrir Batman : Le Chevalier Noir.

Le sommaire propose trois récits reprenant les anciennes éditions :
Terreurs Nocturnes [Batman : The Dark Knight #1-7]
En Pleine Folie [Batman : The Dark Knight #8]
Cycle de Violence [Batman : The Dark Knight #10-15 + #0]
L’absence du chapitre Batman : The Dark Knight #9 est logique, celui-ci était totalement déconnecté de la série puisqu’il était relié à la saga La Nuit des Hiboux et fut publié dans le magazine Batman Saga #10 (en mars 2013) et fut brièvement chroniqué dans cet article récapitulatif.

(Les couvertures des deux « tomes simples », Terreurs Nocturnes et Cycle de Violence — publiés en France en octobre 2012 et août 2013 — aujourd’hui plus en stock et donc réédités sous forme d’intégrale.)

[Histoire – Terreurs Nocturnes]
Plus de trois cent détenus d’Arkham s’évadent ; tous ont injecté un certain sérum (ressemblant à celui de Bane) et sont devenus des montagnes de muscles. Une mystérieuse fille en lingerie et costume de lapin semble connectée à ces libérations et nouveaux pouvoirs des ennemis de Batman

Ce dernier s’efforce donc de combattre tour à tour ses antagonistes habituels : Double-Face, le Joker, Gueule d’Argile, l’Épouvantail, Deathstroke, etc. On ignore qui se cache réellement derrière la toxine décuplant les forces de ces vilains. L’aide de Flash (et même de Superman) ne sera pas de trop !

Dans le civil, Bruce Wayne fait la connaissance de Jaina Hudson, une étrange complicité se noue entre eux. Quant au GCPD, il semble que le commissaire Gordon soit plus est moins la touche et c’est le lieutenant Forbes qui s’occupe de l’investigation de l’évasion ; ce dernier a clairement une dent contre le Chevalier Noir.

[Critique]
Terreurs Nocturnes accumule les défauts et qualités « classiques » de certains comics banals de super-héros (incluant donc ceux sur Batman). Explications.

L’histoire est très basique, on enchaîne des affrontements entre « le gentil mais violent Batman » et « les très très méchants et très très musclés ennemis ». En somme : pas trop de subtilité, du combat bien bourrin comme il faut. Une approche assez primaire mais qui gagne en intérêt au fil des chapitres pour une révélation finale assez étonnante ! Avant celle-ci, on s’ennuie parfois tant les clichés s’accumulent et l’ensemble manque d’une certaine finesse. L’extrême « virilité » (de Batman, de Bruce Wayne même, et de ses ennemis quasiment surhumains) va malheureusement de pair avec le traitement des personnages féminins. Jaina Hudson ne cache pas son intérêt « sexuel » envers Bruce Wayne (« Bénis soient les bonnes nouvelles et les dessous en dentelle. » lui dit-elle au restaurant) ; la jeune fille costumée en « lapin blanc » et en lingerie (un corset, un string et des bas pour habillement) est elle aussi réduite à un objet de fantasme, y compris pour… Alfred ! « J’espérais que le lapin blanc puisse s’enticher d’un justicier d’âge mûr mais raffiné. » évoque le majordome sans retenu. Un contraste détonnant avec l’habituelle production récente des récits sur Batman.

In fine, ce sont ces deux écritures « simplistes » qui empêchent d’apprécier pleinement le récit (pour ceux qui y sont sensibles évidemment, les moins exigeants y trouveront leur compte). Les hommes sont donc des brutes musclées et les femmes une surenchère sexuée de leurs atouts. Sans forcément évoquer un prisme féministe, c’est tout de même flagrant… et du coup vraiment dommage de proposer cela pour des lecteurs jeunes ou adultes, surtout en pleines années 2010.

Mais — heureusement ! — il y a, comme évoqués plus haut, quelques éléments de l’histoire bienvenus car non prévisibles (même s’ils arrivent tardivement) et qui laissent présager du bon pour la suite ! Et puis, surtout, il y a les dessins de David Finch (qui signe également le scénario co-écrit avec Paul Jenkins). Les planches sont sublimes : les héros et vilains sont brillamment croqués, fidèles aux meilleures productions comics modernes. Le découpage permet de vibrer au même rythme que le Chevalier Noir, particulièrement dans ses affrontements. Brutal. Implacable. Cet axe graphique (assez proche du travail de Jim Lee par exemple) gagne en profondeur grâce à l’encrage de Richard Friend (la galerie de bonus montrant les crayonnés de Finch et les encrages noir et blanc des couvertures par Friend sont superbes). La mise en couleur par Alex Sinclair et Jeromy N. Cox enjolivent encore plus l’ensemble (sauf pour certains visages). On peut juste déplorer un côté parfois trop gras pour les plans « de corps » tant il y a une musculature imposante qui manque de finesse.

Terreurs Nocturnes avance en terrain plus ou moins connu. Des connexions avec le reste de la chronologie de Batman (il a été dévoilé que Wayne finançait Batman — référence à Batman Incorporated de la saga Grant Morrison présente Batman qui se déroule juste avant et en parrallèle, Gordon subit les conséquences de Sombre Reflet…) sans que cela gâche la compréhension (la série a été lancée au moment du premier relaunch (New 52) et est donc parfaitement accessible à tous). La plupart des ennemis sont représentés et en action, une partie de la Justice League vient même à la rescousse et la Bat-Family fait office de figuration (ce n’est pas problématique). Une nouvelle enquête et un nouvel antagoniste complètent les affrontements épiques. Sur tous ces points, l’ensemble est quand même très réussi (pour peu, comme on le disait, de ne pas être trop exigeant). Si l’ensemble narratif n’apparaît guère moderne (et rappelle pour les connaisseurs le jeu vidéo Arkham City qui lorgnait vers le même script — qui connu également une adaptation en librairie — et les séquences avec Bane sont clairement pompées sur Knightfall), il séduit quand même grâce à sa fin (qui donne vraiment envie de découvrir la suite) et il est sublimé par ses dessins. En synthèse : de belles planches et une histoire un peu simpliste (qui enchaîne les stéréotypes grossiers) mais qui permet de passer mine de rien un agréable moment sans chercher une grande réflexion. La forme l’emporte donc sur le fond…

[Histoire – En Pleine Folie]
Des citoyens de Gotham se sont entretués dans une rame de métro. Le Chevalier Noir enquête et se retrouve rapidement face aux jumeaux Tweedledum et Tweedledee.

James Gordon est forcé de voir une psy s’il veut conserver ses fonctions.

[Critique]
L’accent était tellement forcé sur « le lapin blanc » (aussi bien textuellement que graphiquement via le nouveau personnage féminin mystérieux — elle n’est pas présente dans ce chapitre malgré sa présence sur la couverture), qu’on ne pouvait que supposer que le Chapelier Fou n’était pas étranger à tout ça. Il apparaît évidemment ici mais finalement plutôt déconnecté de ce qu’on a vu avant. On reste dans un petit récit très classique : Tetch veut provoquer l’anarchie en manipulant les esprits. Rien de novateur dans tout cela… même si ça s’incruste bien dans l’histoire entamée précédemment puisque le Dark Knight n’avait pas encore affronté cet ennemi.

C’est cette fois Joseph Harris qui écrit ce chapitre et Ed Benes qui le dessine. À nouveau : c’est là le point fort puisque les planches sont particulièrement réussites avec en prime d’agréables jeux d’ombre. Seuls des fonds de cases sans décors à part une couleur font tâches. Pour les plus intéressés, Robert Hunter et Jack Purcell s’occupent de l’encrage, tandis que Jeromy N. Cox reste à la colorisation. En conclusion : un chapitre anecdotique donc mais toujours agréable à regarder (mais pas spécialement à lire).

[Histoire – Cycle de Violence]
Bruce Wayne
est en couple avec la pianiste ukrainienne Natalya Trusevich (qui ignore sa double-identité). Leur relation est loin d’être parfaite et le milliardaire peine à se remettre en question.

James Gordon et Batman sont à la poursuite d’un mystérieux Croque-Mitaine qui enlève des enfants et les relâche complètement métamorphosés. Il s’agit évidemment de l’Épouvantail qui kidnappe aussi le commissaire…

Le Chevalier Noir, plus remonté que jamais, compte bien l’affronter.

[Critique]
Une conquête féminine qui débarque de nulle part… voilà qui commence mal ! La musicienne Natalya est en effet déjà avec Bruce depuis un petit moment visiblement et a même ses quartiers (et son piano) dans le Manoir Wayne. Elle reproche au milliardaire de ne pas s’investir au quotidien ; leur couple ne mène à rien vu qu’il ne fait pas d’efforts — plusieurs dialogues du genre confirment donc que la relation existe depuis longtemps. C’est d’autant plus étonnant que, quelques chapitres plus tôt, Wayne semblait conquérir une autre personne : Jaina Hudson (qui était narrativement mieux introduite en tout cas). Natalya est bien vite éclipsée, au même titre que Jaina Hudson et même du « lapin blanc » des épisodes précédents (vont-elles revenir dans les suivants ?).

« Qu’est-ce qu’elle a cette ville ?
Toujours à nous mettre sous le nez
un miroir déformant qui nous renvoie
nos propres peurs. » James Gordon

À la fin de la lecture il y a clairement un manque de cohérence entre le premier et le second tome (rassemblés ici dans l’intégrale donc). En éclipsant cette « mauvaise écriture » sur la vie civile de Bruce Wayne et la « non-suite » entre les deux histoires, le reste est tout de même relativement réussi. Encore une fois, ce qui fait la part belle au récit est bien sûr les dessins, toujours de David Finch. L’ambiance plus sombre, plus gore, plus sale est brillamment croquée. Il faut dire que l’affrontement épique entre l’Épouvantail et l’homme chauve-souris est au cœur de Cycle de Violence. Un ennemi de choix pour laisser libre court à son imagination et une vision noire de l’ensemble. Sans surprise, le questionnement de la peur revient sans cesse, alternant les flash-backs réciproques du justicier et de son ennemi (étrangement communs). La solitude est mise à rude épreuve, noyau dur des tourments de chacun.

Du reste, on retrouve autant d’action que d’incohérences ou de réel intérêt à la réflexion. En synthèse, cette seconde partie s’avère plus maîtrisée mais toujours très classique dans son traitement. Rien de vraiment novateur dans tout cela. In fine, à l’instar de la première moitié de l’ouvrage, c’est avant tout la partie graphique qu’il faut privilégier pour apprécier pleinement ces aventures du Chevalier Noir. Anecdotiquement, on notera quelques connexions avec Damian Wayne et la série Batman & Robin ainsi que des allusions au célèbre Killing Joke.

[À propos]

Publié en France chez Urban Comics le 11 janvier 2019.

Scénario : David Finch, Paul Jenkins et Gregg Hurwitch
Dessin : David Finch
Encrage : Richard Friend
Couleur : Sonia Oback

Interlude dessinée par Mico Suayan et Juan Jose Ryp

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Batman – Le Chevalier Noir : Tome 1

Batman Rebirth – Tome 03 : Mon nom est Bane

Après un premier tome prometteur mais un peu bancal puis un second volet globalement réussi (surtout d’un point de vue graphique), suite de l’arc narratif opposant Batman à Bane.

batman-rebirth-tome-3

[Histoire]
Bane est de retour à Gotham City, bien décidé à se venger du Chevalier Noir et récupérer le Psycho-Pirate « pour oublier la douleur » (cf. tome 2). Dick, Jason et Damian comptent bien se frotter au colosse malgré les avertissements de leur mentor. Batman a vu juste : Bane n’a fait qu’une bouchée des trois alliés du Dark Knight. Celui-ci doit affronter seul un de ses pires ennemis.

Bruce Wayne et Alfred continuent d’aider Claire (ex-Gotham Girl – cf. tome 1) à vaincre ses démons et à se relever de la perte de son frère.

Bane

[Critique]
Suite directe du précédent volume, celui-ci se distingue évidemment par l’imposant Bane, qui retrouve ici de sa superbe. Le duel face à Batman est efficace, bien rythmé, découpé avec talent et s’avère extrêmement violent. La puissance de Bane est incommensurable. C’est un sans faute pour cette affrontement ! La plupart des comics sur le Chevalier Noir montrent des combats mais qui sont souvent expéditifs ou avec une issue prévisible. Ici, Batman inverse les codes de la saga Knightfall : c’est Bane lui-même qui est confronté à tous les fous d’Arkham dans le but d’être épuisé avant le final épique contre le Dark Knight.

« Je ne suis ni un clown ! Ni un poseur de devinettes ! Ni un oiseau, ni un chat, ni un pingouin ! Ni un épouvantail, ni une plante, ni un guignol ! Je ne suis ni ton ami schizophrène ! Ni ton mentor ambigu ! Ni un personnage de conte pour enfant ! Ni un tas de boue qui se prend pour Laurence Olivier ! Je ne suis aucun de ces échappés de l’asile qui hurlent à la lune ! Et je suis tout sauf un gosse de riche dans sa panoplie de vampire ! »

Batman Psycho Pirate

Les dessins de David Finch sont plus réussis que dans le premier tome (beaucoup de pleine page ou doubles pages qui sont un régal pour les rétines) et servent à merveille le scénario de Tom King qui met en place un parallèle étonnant entre les enfances de Bruce et de Bane (l’exercice avait déjà eu lieu plus tôt dans la série et avait atteint son point d’orgue dans la narration croisée entre Catwoman et Batman dans l’excellent deuxième volume). Ici, les deux adversaires se revoient adolescents conversant avec leurs défuntes mères. Un habile récit qui permet d’être plus empathique envers Bane.

On retrouve également, avec plaisir, Thomas Duke et Claire (Gotham Girl) pour découvrir leur évolution, un bon point car ils semblaient un peu oubliés. Les membres de la Bat-Famille ne sont pas en reste mais font surtout office de figuration, un peu dommage (Superman aussi est de la partie). La fin du premier chapitre est, à ce titre, particulièrement glaçante mais se révèle dès le suivant être un pétard mouillé… Gordon rejoint aussi le premier plan le temps de quelques planches, une agréable surprise. Enfin, même Alfred a un rôle à jouer important et l’ensemble de ces « seconds rôles », auxquels s’ajoute évidemment Catwoman, est plutôt bien équilibré.

Alfred Batman Rebirth

Parmi les quelques points négatifs, notons la présence trop prononcée de Maxie Zeus, dont tous les monologues plombent la narration. Cassant l’immersion et s’avérant inutile, cet incursion de l’ennemi antique ne dure heureusement que quelques planches. Selon un dialogue en début d’ouvrage, Tim Drake (Red Robin) serait mort… Aucun mot de l’éditeur n’explique cela (avant ou pendant).

De façon anecdotique, comme dans le tome précédent, La Guerre des Rires et des Énigmes est mentionnée (par le Sphinx). C’est le titre du prochain tome, tant d’annonces laissent présager une longue « guerre » qui a eu lieu par le passé. Le Sphinx ayant le look de l’An Zéro et les nombreuses mentions à tous les évènements opérés sous l’égide Snyder (La Cour des Hiboux, Le Deuil de la Famille, Mascarade, L’An Zéro, La Relève…) teasent un autre acte important dans la mythologie de Batman.

Bane vs Double Face

La fin de l’arc avec Bane se termine par une incroyable planche avec une pleine page et une déclaration surprenante mais très réussie (et romantique). La suite se compose d’une courte histoire, Bon Chien, issue de Batman Annual #1 (déjà publié en hors-série kiosque) et une autre en un chapitre, La sève et l’audacieux, où Swamp Thing retrouve Batman.

On remarque que ce dernier est le chapitre #23 de la série régulière Batman (sous l’ère Rebirth). Manquent donc les #21 et #22 qui sont en fait un cross-over avec la série The Flash (et là aussi avec ses chapitres #21 et #22) intitulé Le Badge, faisant suite à ce qui avait été aperçu à la fin de DC Rebirth Univers.

Gordon Swamp Thing

Le Batman Annual est plutôt anecdotique (Alfred récupère un chien qui avait agressé Batman et le dresse —  l’intérêt est surtout d’introduire un nouvel animal de compagnie pour Bruce) tandis que La sève et l’audacieux se révèle très original : il est rare que La Créature du Marais rencontre Le Chevalier Noir. En cause la mort du père biologique d’Alec Holland (Swamp Thing) à Gotham. Le duo atypique s’allie pour enquêter. Le dialogue au Manoir Wayne est un régal de composition en terme de découpage, de dessins soignés et d’une touche d’humour non négligeable (Alfred ramassant les feuilles de Swamp Thing). Les titres des mini-chapitres (qui durent parfois deux ou trois cases) gâchent un peu l’immersion et auraient pu donner lieu à plus de place pour des dessins (signés Mitch Gerads, déjà apparu sur le premier tome de Batman Rebirth). La fin offre une lecture noire et cruelle mais possiblement « spirituelle » pour Batman.

Mon nom est Bane s’achève sur beaucoup de bonus : les traditionnelles galeries de couvertures alternatives mais aussi de nombreux crayonnés encrés en noir et blanc plutôt classes. Un tome qui vient donc conclure une petite période originale et qui se lit aisément à la suite. On retient principalement le volume deux puis ce troisième. La véritable « suite » de ce qui s’est terminée avec Bane (et surtout, ce qui a « commencé » avec Catwoman) sera dans le tome 5, en vente le 7 septembre prochain.

Batman Catwoman Love

[À propos]

Publié en France chez Urban Comics le 2 février 2018. Précédemment publié dans les magazines Batman Rebirth #8 à #10 et #12 (janvier à mai 2018).

Titre des chapitres :
Batman #16-20 + #24 : Mon nom est Bane ( + épilogue)
Batman #23 : La sève et l’audacieux
Batman Annual #1 : Bon Chien

Scénario : Tom King
Dessins : David Finch, Mitch Gerads (#24), Clay Mann
Encrage : David Finch, Danny Miki, Trevor Scott, Seth Mann, Mitch Gerads (#24)
Couleur : Jordie Bellaire, Gabe Eltaeb, Mitch Gerads (#24)

Traduction : Jérôme Wicky
Lettrage : Stephan Boschat (Studio MAKMA)

Bane Nygma Sphinx

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Batman vs Bane